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Programme local de l’habitat : des clés pour se loger dans la métropole

Accession abordable, HLM moins chers pour les plus modestes, aides à la rénovation… Le nouveau Programme local de l’habitat (PLH) 2019-2025, discuté vendredi 22 juin en conseil métropolitain, comporte plusieurs avancées pour se loger sur la métropole.

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Les élus métropolitains ont arrêté, vendredi 22 juin 2018, les grandes orientations en matière d’habitat pour les six prochaines années. Valable jusqu’en 2025, cette feuille de route maintient les efforts de construction neuve à hauteur de 6000 logements par an, dont 2000 logements sociaux, 500 logements locatifs abordables et 700 à 800 en accession abordable, comme dans le précédent programme local de l’habitat. Mais elle affiche une ambition plus forte en matière de qualité de vie et de solidarité.

« Il ne s’agit pas de construire plus, mais de construire mieux, avec un double objectif : une métropole pour tous, qui réponde à tous les besoins, une métropole qui respire et prend le chemin de la transition écologique avec une attention particulière aux ménages les plus modestes  », explique Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole. L’enjeu : rester accessible au plus grand nombre. « Il faut répondre à toutes les situations et tous les besoins que l’on soit étudiant ou âgé, célibataire ou en couple, avec ou sans enfants, dans une famille recomposée ou non, etc. L’offre de logements doit être de plus en plus diversifiée », poursuit Pascal Pras, maire de Saint-Jean-de-Boiseau, vice-président de Nantes Métropole en charge de l’habitat, de l’urbanisme et du foncier.

Plus de logements sociaux et des loyers moins chers pour les plus modestes
Avec plus de 30 000 demandeurs en attente d’un HLM, la priorité reste le logement social. L’effort de construction va donc se poursuivre à un rythme soutenu : 2000 nouveaux logements sociaux par an, soit un tiers de la construction totale, avec plus de grands logements familiaux (T5 et plus). « Il manque encore 11 000 locatifs sociaux sur la métropole pour répondre aux exigences de la loi SRU », rappelle Pascal Pras.
Nouveauté : la création de 25 % de logements très accessibles au sein du parc social, pour les plus démunis. « Face à la précarisation des demandeurs, le parc social neuf reste aujourd’hui souvent encore trop cher », explique Pascal Pras. Les loyers (avec parking) de cette nouvelle catégorie de HLM très peu chers seront au maximum 10 % plus élevés que le montant des APL.

Accession à la propriété : une offre plus abordable pour les classes moyennes
Une nouvelle offre de logements en accession à la propriété à prix intermédiaire sera développée pour les ménages qui n’ont pas les moyens d’acheter au prix du marché libre (3500 à 4000 €/m2), mais dont les revenus dépassent les plafonds du logement abordable (2400 à 2500€/m²) destiné aux primo-accédants. Le prix d’achat sera plafonné à 2600 ou 2900€/m². Objectif : lutter contre le départ des familles avec 2 ou 3 enfants en périphérie.

Rénovation : zéro passoire énergétique
Enjeu majeur de la transition, la rénovation énergétique va faire l’objet d'un effort tout particulier. La Métropole investira 56 millions d'euros sur 10 ans. Les aides à la rénovation des logements seront ainsi multipliées par 14. L'objectif est de passer à 1000 logements rénovés par an entre 2018 et 2025. Une aide spécifique est créée pour les propriétaires de maison individuelle pour rénover aux normes BBC, avec l’objectif de 20 maisons par an. L’aide pour les copropriétés (4 M€/an) permettra de rénover jusqu’à 700 logements par an. Cette aide sera bonifiée si la copropriété opte pour du solaire ou des matériaux bio-sourcés pour les travaux. Pour en savoir plus sur les aides, une seule porte d’entrée : Mon Projet Renov.

Plus de places en maisons de retraite et résidences autonomie
En 2030, les plus de 65 ans représenteront 19 % de la population de la métropole (contre 13% en 2015). Face à ce défi, le nouveau PLH prévoit : d’accentuer l’effort en faveur du maintien à domicile des personnes âgées et/ou à mobilité réduite avec 300 logements adaptés par an, de créer 1150 places en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), de développer 100 à 200 places en résidence autonomie, et 120 à 130 places en « logements intermédiaires seniors».

Le parc étudiant va s’étoffer
Le vieillissement n’est pas le seul défi démographique à relever ! Entre 2013 et 2025, le nombre de 15-29 ans va augmenter de 13%. Pour loger ces jeunes, 500 à 700 places en résidences étudiantes seront créées au Sud-Loire, dans le centre de Nantes et sur l’île de Nantes. 400 places pour les jeunes actifs sont aussi programmées à Nantes et dans le nord-ouest de la métropole, territoires aujourd’hui déficitaires en résidences et foyers de jeunes travailleurs. Le PLH entend aussi développer les expériences d’habitat intergénérationnel et de colocations.

Handicap :100 % de logements accessibles
Alors que la loi Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Élan) veut faire baisser ce taux à 10 %, la métropole nantaise maintient l’objectif de 100 % de logements accessibles à tous. «Ce projet de loi constitue un recul historique et incompréhensible pour l’accès au logement des personnes en situation de handicap », s’indigne Johanna Rolland.

Priorité au « logement d’abord » pour les plus précaires
Face à la saturation des dispositifs d’urgence, l’enjeu est de mobiliser plus de logements sociaux en direction des ménages les plus fragiles : SDF, sorties de détention, réfugiés, femmes victimes de violence, etc. D’ici 2025, Nantes Métropole renforcera également ses efforts pour le « logement accompagné » : pensions de famille, nouvelles opérations Igloo…

mise à jour le 27 juin 2018



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