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Covoiturage, vélo, nouveaux tram : la Métropole accélère

Le nouveau Plan de déplacements urbains, discuté en conseil métropolitain vendredi 16 février, prévoit 3,3 milliards d’euros et 58 mesures pour développer « une mobilité plus durable et plus solidaire ».

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Moins de voitures avec une seule personne à bord, plus de vélos et de transports doux. Le nouveau Plan de déplacements urbains (PDU) fixe un cap volontariste pour les dix prochaines années (2018-2027). L’ambition ? Réduire la part des modes motorisés à 28 %, au profit des déplacements alternatifs à la voiture individuelle (marche, vélo, transports collectifs, covoiturage) qui devront atteindre 72 % en 2030. « Nous devons accélérer pour changer les comportements  et réduire les émissions de gaz à effet de serre », insiste Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole. Pollution, bruit, encombrements, stess… Tout le monde a à y gagner.



Entre 2010 et 2015, le précédent PDU a déjà entraîné un recul de la voiture de 6 points, avec la création de la zone à trafic limitée, le lancement de 7 lignes Chronobus, l’aménagement des pôles d’échanges ou encore des axes cyclables rapides. Les flux automobiles continuent malgré tout d’augmenter (+0,5 % pas an), en raison de la dynamique démographique et économique du territoire.

Pour réussir à « concilier ville mobile et ville durable », le nouveau plan de déplacements veut mettre les bouchées doubles : pas moins de 58 actions sont proposées pour un budget total de 3,3 milliards d’euros (30 % de plus que le précédent PDU). Principales nouveautés : un réseau de transports collectifs plus maillé, avec des bus et des tramways au-delà du périphérique, des voies vélo dédiées entre les communes et pour gagner rapidement le cœur d’agglomération, ou encore le développement des zones apaisées. Nantes Métropole veut aussi promouvoir le covoiturage. « C’est une inflexion forte », affirme Bertrand Affilé, vice-président de Nantes Métropole chargé des déplacements. « Il ne s’agit pas de chasser la voiture, mais de l’optimiser». Les enjeux sont multiples : garantir la mobilité pour tous, préserver l’environnement et la santé, assurer un cadre de vie de qualité, le tout à un coût maîtrisé pour les finances publiques mais surtout pour le budget des ménages.

Ce qu’il faut retenir du plan d'action du PDU 2018-2027 :

Des voies réservées pour le covoiturage
La Métropole veut inciter à un usage plus écologique de la voiture. « L’automobile reste très efficace dans les territoires périurbains peu denses », précise Bertrand Affilé. Seulement, aujourd’hui, 74 % des déplacements motorisés se font encore avec le conducteur seul dans son véhicule. L’objectif est d’atteindre une voiture sur deux partagée en 2030, contre un peu plus d’une sur quatre aujourd’hui. L’Agence d’urbanisme de l’agglomération nantaise a calculé que si toutes les voitures qui circulent aux heures de pointe étaient occupées par plus de 2 personnes, cela allégerait le trafic de 25 %, avec une capacité de passagers équivalente à 1 350 rames de tramway ! Pour encourager cette mutualisation, la Métropole va expérimenter des voies réservées au covoiturage sur les grandes pénétrantes.

Service vélo étendu, tram et bus au-delà du périphérique
Autre levier d’action : faciliter l’intermodalité - c’est-à-dire le passage de l’auto, au vélo, au bus ou au tramway - et l’accès aux services de mobilité quel que soit son lieu d’habitation. Dès la rentrée 2018, deux Chronobus iront au-delà du périphérique (le C9 et le C3). Le busway (Vertou) suivra en 2019. 3 000 places de parkings-relais sont aussi prévues entre 2014-2020 pour capter le trafic en amont. L’État, la Région, le Département et la Métropole poursuivent, en parallèle, leurs réflexions pour améliorer le réseau de cars Lila et les dessertes ferroviaires, le périphérique et les franchissements,ou encore harmoniser la billettique et les tarifs. L’offre de services va également s’étendre. Dès septembre, le bicloo sera boosté avec de nouvelles stations, de nouveaux vélos et la création d’un bicloo bus qui permettra de se faire livrer une bicyclette à domicile ou sur son lieu de travail. 2 000 vélos seront aussi proposées à la location longue durée, dont 70 % de vélos électrique.

Réseau de transports maillé et lignes de rocade
Le PDU ambitionne d’augmenter d’un point la part du transport collectif en 2030 (16 % des déplacements, contre 15 % aujourd’hui). 1,8 milliards d’euros seront nécessaires pour développer et maintenir la performance du réseau TAN : busway et tramway de plus grande capacité, voies réservées aux bus pour plus de régularité, nouveau franchissement et extension du tramway à l’ouest de l’île de Nantes, lignes de rocade (C20, L10, L50, etc.). De nouvelles navettes fluviales sont également envisagées. La première verra le jour d’ici 2020 entre l’île de Nantes et le Bas-Chantenay. A terme, le réseau de transports nantais, aujourd’hui en étoile, va se ramifier en « toile d’araignée » pour améliorer les déplacements de périphérie à périphérie. Exemple ? En 2021, la ligne 1 de tramway franchira l’Erdre jusqu’à La Chapelle-sur-Erdre pour se connecter à la ligne 2.
Après l’abandon du transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le PDU prévoit aussi un schéma directeur d’accessibilité de l’aéroport Nantes-Atlantique. Dès 2020, un plan d’actions sera établi pour créer des dessertes performantes et structurantes en transport en commun (dont le prolongement du tramway) et améliorer les liaisons avec les pôles d’échanges voisins.

Marche et vélo pour les courtes distances
La Métropole veut augmenter de 12 points la part des modes doux dans les déplacements quotidiens. Pour y parvenir, d’ici 2027, la collectivité s’engage à apaiser (c’est- à-dire limiter à 30 km/h) 70 % des voiries situées dans les centres-villes, les lotissements et les gros villages. Les documents d’urbanisme prévoient de rapprocher les lieux d’habitat, d’emploi et de services afin de favoriser la marche et le vélo. Un schéma directeur vélo sera également réalisé afin d’ identifier les liaisons cyclables à aménager en priorité. Au total, la petite reine bénéficiera d’un effort de 18 millions d’euros chaque année entre 2018 et 2027, deux fois plus qu’aujourd’hui.

Bon à savoir

Le nouveau plan de déplacements urbains a fait l’objet de trois ans de discussions, appuyées sur une grande enquête réalisée en 2015 à l’échelle du département. Avant d’arrêter le projet, Nantes Métropole a associé à la réflexion un groupe d’une cinquantaine de citoyens de l’agglomération, les associations d’usagers et de protection de l’environnement, les acteurs économiques, mais aussi les territoires voisins. 200 contributions numériques ont également nourri le projet. Prochaine étape : l’enquête publique en juin, avant l’adoption définitive du nouveau PDU fin 2018.

mise à jour le 16 février 2018



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