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le 7 janvier 2008

Nicolas Marc, 34 ans, homme de presse et éditeur, directeur des Biennales internationales du spectacle, vit et vibre pour les arts de la scène.

Quand Nicolas se donne aux spectacles

Avant d'être adopté par Nantes et d'en devenir l'un des acteurs clés de la vie culturelle, le petit Nicolas est né en Normandie, à Bayeux, ville célèbre pour ses tapisseries, joyaux de broderie sur toile de lin retraçant l'épopée de Guillaume le Conquérant.

Nicolas Marc Nicolas Marc
Mais au jeu des armes, le jeune Normand, qui s'envole rapidement vers Caen, préfère celui des mots et des notes. Ses parents lui font découvrir le théâtre et, à cinq ans, le mettent au violon, un instrument qui chevauche son épaule jusqu'à l'âge de 18 ans. « C'est un âge clé pour moi, raconte ce jeune papa aux cheveux couleur de cuivre. Je pouvais faire de la musique un métier ou faire un autre choix. » Il prend le chemin de la fac de droit. Mais l'art reste là, au plus près de lui. « J'organisais des concerts et j'étais critique pigiste pour Ouest-France. Tous les soirs, j'assistais à un spectacle musical. »
Le monde de la scène et celui de l'écrit sont désormais à jamais liés. Il lâche le droit, qu'il aime, mais qui l'ennuie un peu. « À 21 ans, j'ai créé mon entreprise et je suis devenu éditeur, dit le patron de Millénaire Presse (25 collaborateurs). C'est une façon d'être libre, de pouvoir donner corps à des idées, de donner vie à des projets. » Rapidement, sort La Scène, une revue à destination des professionnels du spectacle, producteurs, artistes, compagnies, responsables des services culturels des villes. Une belle revue, pratique, une référence aujourd'hui, qui leur parle de théâtre, de musique, de danse, d'opéra, de cirque et des arts de la rue. « C'était vraiment innovant, estime Nicolas Marc. Il y avait un vide et beaucoup d'attente. » Le jeune homme met ses cent mille francs d'économies dans la promotion : un mailing part vers 30 000 professionnels. Dans la semaine, mille s'abonnent à la revue. Ouf ! « C'était risqué, mais j'étais dans l'insouciance de la jeunesse ! » Suivent d'autres titres (Le Jurisculture, la Lettre du spectacle, Culture Média), et des guides pour ce public de spécialistes. En 2001, il souhaite quitter Caen, pour une ville plus dynamique, tant sur le plan culturel qu'économique. « À deux heures de Paris et dotée d'un aéroport ! » Trois possibilités : Lyon, Lille, Nantes. L'appel de l'Ouest est le plus fort. « Mon équipe a choisi Nantes à l'unanimité ! Il y avait des projets artistiques fabuleux.
» Un heureux événement arrive en 2004. Sous la houlette de ce défenseur des arts de la scène, les BIS ou Biennales internationales du spectacle voient le jour. Cette manifestation est vite devenue le plus grand rendez-vous des professionnels de ce secteur. Un lieu d'effervescence, d'échanges, de rencontres professionnelles, de lancement de projets artistiques. « En 2006, nous avons accueilli 4 500 acteurs de la vie culturelle internationale. Trente-deux pays étaient représentés : Canada, Belgique, Brésil, Inde, Ukraine, Australie, Japon... », précise celui qui en est le directeur. Cette manifestation génère sur la métropole des retombées estimées à 2,5 millions d'euros pour les hôtels, les restaurants, et autres entreprises locales. Et par sa dimension internationale, elle participe au rayonnement de la métropole nantaise. « Pendant deux jours, Nantes est en quelque sorte la capitale mondiale du spectacle vivant. »
Un message ? « Aller au spectacle est vital. Et ce ne sont pas les propositions qui manquent dans l'agglomération. D'un bon concert ou d'une pièce de théâtre, on ressort différent, plus riche. » Une ambition ? « Les salles de spectacles doivent renouveler les publics, et donner aux plus jeunes le goût du spectacle, l'envie de quitter l'écran de la télévision pour le spectacle de la scène. » Un rêve ? « Un grand festival à destination du jeune public, à Nantes. » De belles idées à mettre en scène...

mise à jour le 28 janvier 2010



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