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Deuxième acte pour la métamorphose de l’Île de Nantes

Commencé il y a 12 ans, le vaste projet de renouvellement urbain de l’Île de Nantes entre dans une nouvelle phase. Du CHU au parc paysager, en passant par le déploiement des transports publics, le projet prend une tournure nouvelle avec l’équipe d’architectes-urbanistes Smets/uapS, tout en suivant les marques déjà posées par l’équipe précédente de l’architecte-urbaniste Alexandre Chemetoff.

Crédit : Vincent Jacques Samoa Crédit : Vincent Jacques Samoa
Un parc de 14 hectares, un centre hospitalier universitaire plus moderne et accessible, une école BBC au cœur d’un nouvel écoquartier, des véloroutes … L’Île de Nantes, territoire de 337 hectares embrassé par deux bras de Loire, continue de se distinguer de la métropole comme un terrain d’expérimentation et de créativité urbaine.
Ce chantier de très grande ampleur a démarré il y a 12 ans pour offrir une nouvelle vie à l’Île. Une première phase, menée par l’équipe de l’architecte-urbaniste Alexandre Chemetoff, a ainsi permis la renaissance, entres autres du site des Nefs, de la Fabrique, ou encore des Fonderies. Le Quartier de la Création, qui rassemblera les industries créatives (communication, design, arts d el ascène, architecture, arts visuels…), est également issu de cette phase. Ainsi, entre 2003 et 2012, 4 400 nouveaux logements ont été réalisés, dont 23 % de logements sociaux, 235 000 m 2 de bureaux et d’activités ont été aménagés, 104 300 m 2 d’équipements ont été réalisés et 51 hectares d’espaces publics créés ou retraités. « Fin 2015, 95 % du projet sera réalisé, souligne Alain Bertrand, directeur adjoint de la Samoa (Société d’aménagement de la métropole Ouest Atlantique). L’Île suscite un étonnement, du fait de son métissage architectural. Cela donne une hétérogénéité très positive et originale. » En 2015, 5500 logements neufs auront été construits et plus de 8 000 nouveaux emplois créés.
Alexandre Chemetoff a posé des bases, préservant et valorisant l’existant pour en faire des témoignages de l’histoire. « Il y a 20 ans, affirme Patrick Rimbert, maire de Nantes, l’Île de Nantes portait l’image de la fin de l’industrie nantaise. Mais on a vu qu’elle avait un rôle métropolitain, que le site était au cœur de l’agglomération et d’un territoire plus vaste : Nantes-Saint-Nazaire et l’Estuaire. »

Un projet de territoire
« Ce qui fait la réussite de ce projet et de son ADN, c’est que c’est un projet de territoire, souligne Jean-Luc Charles, directeur de la Samoa. On a réussi à prendre en compte tout le caractère de la ville. » Et c’est ce caractère, cette identité, que la nouvelle équipe Smets/uapS conduite par les architectes Marcel Smets et Anne-Mie Depuydt, travaille, affine, affirme encore aujourd’hui en habillant l’Île de verdure, en créant de nouveaux boulevards, en réinvestissant les hectares que laisseront notamment libre le MIN (Marché d’intérêt national) et les voies ferrées d’ici à 2018. « La figure paysagère va se constituer au fur et à mesure, précise Anne-Mie Depuydt. Elle est là pour relier les sept quartiers de l’Île et ancrer ce territoire dans l’agglomération. »

Quartiers vivants

L’Île de Nantes, qui accueille aujourd’hui 18 000 habitants pour plus de 13 000 logements, devrait compter 10 000 logements supplémentaires à terme. À titre d’exemple, le quartier de la prairie-au-duc, écoquartier expérimental situé à l’ouest de l’Île, mêlera logements, écoles, enseignement supérieur, bureaux et commerces sur un périmètre de 50 000 m2. 400 logements (25 % de logements locatifs sociaux et 25 % intermédiaires, 50 % de logements en accession) seront construits permettant d’héberger près de 800 habitants. « Nous sommes dans un espace central qui va se densifier plus que prévu initialement, développe Gilles Retière, président de Nantes Métropole. Ces quartiers auront des fonctions urbaines diversifiées. C’est cela les quartiers vivants. »

Texte : Gwenaëll Lyvinec
Photos : Ludovic Failler

mise à jour le 20 décembre 2012



CHU


Le futur CHU s’installera sur 25 hectares, sur une partie du terrain de l’actuel site du MIN dès 2020. Il est prévu qu’il regroupe les activités de l’Hôtel-Dieu et celles de l’hôpital Nord-Laënnec, si l’Etat l’accepte et aide au financement des travaux. Plus central et de fait plus accessible aux communes de la métropole, voire de la troisième couronne, il développera un pôle de santé publique, universitaire et de recherche. « Le CHU devait se construire en centre-ville, à cause de son rôle social, assure Cécile Jagin-Grimonprez, directrice du plan au CHU. C’est un hôpital qui prend en charge des populations fragiles, et le fait d’être en centre-ville permet de garantir l’accès aux soins de ces populations. Nous avons voulu rendre le site visible aux chercheurs car le CHU sera également une plateforme de ressources. »

Parc paysager métropolitain


Un parc paysager investira 14 hectares à l’ouest de l’Île. Arbres et plantes seront ainsi installés sur une partie du site du Marché International de Nantes et sur l’espace qui accueille aujourd’hui des voies ferrées inutilisées. Ces voies qui appartiennent au Réseau ferré de France disparaitront donc pour céder place à un vaste parc urbain destiné aux familles et aux promeneurs.
Il sera en lisière du quartier à venir de la prairie au duc, dont le groupe scolaire Aimé-Césaire –encore en travaux- est déjà en place et a ouvert ses portes à la rentrée de septembre 2012. Ce nouveau poumon vert formera une sorte d’équilibre avec le parc du Capra, à l’est de l’Île.

Lycée international à Beaulieu


Travaux de 2012 à 2014. Situé à l’est de l’Île, sur un terrain de 35 000 m2, entre la voie ferrée, les rues Gaëtan Rondeau, Célestin Freinet et Alexandre Millerand, le lycée international longera le stade Marcel-Lecointre, le Conservatoire régional et le siège de France 3. Il ouvrira en 2014 et remplacera les lycées Vial et Leloup-Bouhier. Il proposera un enseignement général de proximité aux élèves du secteur, un pôle de formations technologiques tertiaires et un pôle de langues vivantes avec section européennes et internationales et français langue étrangère, afin d’accueillir les jeunes venant de l’étranger, mais aussi les Nantais souhaitant s’orienter vers l’international. Il pourra accueillir 1500 élèves. Sa dimension internationale permettra de développer son attractivité tout en renforçant la vie du quartier.

Halles Alstom


Chantier de 2012 à 2016. Situées au cœur du Quartier de la Création, les anciennes halles de l’entreprise Alstom vont connaitre une seconde vie. La réhabilitation des 26 000 m2, imaginée par l’architecte Franklin Azzi, a débuté fin 2012. L’ensemble sera livré en 2016. L’école supérieure des Beaux-arts de Nantes Métropole (ESBANM), viendra s’installer dans les halles 4 et 5. La halle 6 sera investie par l’Université de Nantes. Dans les halles 1 et 2 se réuniront les acteurs d’animation du pôle économique du Quartier de la Création, un pôle technique, mais aussi des ateliers d’artistes et d’expérimentation, un espace de médiation/exposition. Les bâtiments seront reliés par deux nouvelles rues piétonnes, deux passages couverts et un Parvis des Arts.

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