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Vidéoprotection : en place à Nantes et Saint-Herblain, bientôt à Rezé et Vertou

Depuis la mi-avril, Nantes est équipée de caméras de vidéo-protection sur l’espace public. Rezé et Vertou vont suivre cet automne. Saint-Herblain, équipée depuis 2001, a aussi rejoint ce service commun. Les caméras sont pilotées depuis un centre de supervision métropolitain, qui mutualise les moyens techniques et humains.

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Après deux semaines de formation, les 15 opérateurs de vidéo protection, salariés de Nantes Métropole, sont entrés en action le 16 avril dernier. 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, ils se relaient désormais pour visionner les images enregistrées par les 119 caméras implantées sur les espaces publics nantais (97 caméras) et herblinois (22 caméras). Cet automne, les villes de Rezé (13 caméras) et Vertou (7 caméras) seront également équipées. A l’avenir, d’autres communes de Nantes Métropole pourraient aussi s’équiper, dans la limite de 200 caméras autorisées par arrêté préfectoral sur le territoire métropolitain.

Un service commun mais une politique communale

« Nous avons fait le choix d’un service commun métropolitain mis à disposition des maires qui en font la demande, souligne Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole. Il ne s’agit pas d’une prise de compétence de la métropole en matière de sécurité, c’est bien le maire qui définit sa politique municipale de sécurité et de tranquillité publique, et choisit de recourir ou pas à la vidéoprotection. La liberté, la volonté et les choix de chaque maire dans ce domaine sont absolument déterminants. »

Un outil dynamique et pragmatique

Les images captées par les caméras sont retransmises au centre de supervision urbain (CSU) métropolitain, où 2 à 4 opérateurs opèrent simultanément. A tout moment, ils peuvent prendre la main sur les caméras : s’ils repèrent des faits de délinquance ou des prises de risque par exemple, mais aussi à la demande de partenaires de terrain : polices municipales, police ou gendarmerie nationales… Les communes adhérentes passent également commande de missions au CSU : suivre une manifestation, se focaliser sur un trafic, porter une attention ciblée sur telle ou telle zone. « Le CSU se veut un outil dynamique, qui fonctionne dans les deux sens : du terrain vers les opérateurs et inversement », précise Didier Fillon-Nicolet, directeur  de la sécurité et de la tranquillité publique à Nantes Métropole.

Un outil sécurisé mis au service de la justice

Pour garantir les libertés publiques, tous les enregistrements sont automatiquement effacés au bout de 15 jours. Les copies d’enregistrements ne sont, quant à elles, délivrées que sur réquisition judiciaire. « Elles pourront constituer des moyens de preuves pour élucider des délits », note le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennes, qui souligne que « des enquêtes récentes ont pu progresser grâce à cet outil ».

Respect de la vie privée et droit d’accès à l’image

Le dispositif de vidéo-protection respecte enfin les libertés individuelles : « dès qu’une caméra arrive sur une façade, l’image se floute automatiquement, ce qui empêche la reconnaissance de particuliers dans un logement », précise Didier Fillon-Nicolet. Par ailleurs, chaque citoyen, à condition qu’il ne soit pas concerné par une enquête, dispose d’un droit d’accès à son image. S’il souhaite s’assurer de la suppression d’images qui le concernent, il doit adresser un courrier à son maire. Un numéro vert est également disponible concernant le droit d’accès à l’image : le 0800 730 036. Pour aller encore plus loin en matière de transparence, certaines communes ont choisi de mettre en place des comités éthiques de vidéo-protection, incluant des personnalités extérieures et des citoyens. C’est le cas de Nantes. Rezé y travaille également.

mise à jour le 26 avril 2018



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