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Sur un air de campagne

La métropole nantaise a des atouts agricoles à faire valoir et à défendre. Visite guidée de nos campagnes au plus fort de l’été, entre mâche et vache, entre fraises et escargots.

C’est l’été. Petit matin frais à la ferme de la Ranjonnière, à Bouguenais. C’est l’été. Petit matin frais à la ferme de la Ranjonnière, à Bouguenais.
Vous ne connaissez peut-être pas le point fort de l’agriculture nantaise ? Saviez-vous qu’on trouve pratiquement tout ce qui grandit ou pousse dans une ferme, un champ ou un potager sur la métropole nantaise. Vaches, volailles, chèvres, ou même escargots, céréales en tout genre, vignes, sans compter l’incroyable richesse de fruits et légumes, de fleurs et d’arbustes. « La diversité des productions agricoles est la force première de notre agriculture, estime Jean-Claude Lemasson, maire de Saint-Aignan de Grand lieu et vice-président de Nantes Métropole en charge de l’agriculture. On compte aujourd’hui 244 exploitations agricoles. Sur les 52 000 ha de surface de notre métropole, 16 000 ha sont à vocation agricole et 15 000 ha sont des espaces naturels.»
La ville se développe néanmoins chaque année. Mais grignote-t-elle pour autant la campagne ? Entre 2004 et 2012, l’activité agricole sur le territoire a beaucoup évolué. Le nombre d’exploitation s’est réduit de 28 %, en revanche, les surfaces agricoles exploitées n’ont baissé que de 3, 5 %. « Nous avons mis en place un plan d’actions qui lutte contre l’étalement urbain et la consommation d’espaces agricoles et naturels, rappelle Jean-Claude Lemasson. La métropole aide également les exploitants agricoles à accéder au foncier. Nous tenons à encourager le maintien de l’agriculture et soutenir l’installation des jeunes agriculteurs. Pour cela, Nantes Métropole travaille avec ses partenaires que sont la Chambre d’agriculture et la Safer. L’agriculture façonne nos paysages et apporte de l’activité économique et des emplois. Notre principal défi est de remettre en culture les 3 700 ha de friches, au rythme d’environ 500 ha par an d’ici à 2020. Notre rôle, c’est de permettre la remise en culture des terrains non exploités, le plus rapidement possible, en proposant notamment une aide au défrichage. Pied à pied, nous y parvenons, et nous luttons contre la spéculation foncière en expliquant aux propriétaires que leurs terrains resteront classés en zone agricole pour 30 ans. Cela rassure aussi les agriculteurs qui veulent s’installer : ils se disent qu’ils peuvent investir pour longtemps. »
Important chantier aussi : la protection de la biodiversité et la réduction de pesticides et des herbicides. « Nous menons des expériences pilotes avec plusieurs exploitants, souligne Jean-Claude Lemasson. La gestion intelligente de l’amendement, avec l’apport de boues d’épuration, est aussi une question importante. » Territoire dynamique, urbain, et en même temps cité verte entourée de terres à vocation agricole confirmée, telle est la métropole. « C’est un atout, explique l’élu. Tout près de nos campagnes, il y a un grand bassin de consommateurs, de plus en plus intéressés par les productions locales et de saison. Cela permet de développer les circuits courts, Amap ou vente directe. » Les chiffes sont en fait parlant : sur les 244 exploitations de la métropole, 133 font de la vente directe, avec une forte proportion de producteurs bio (1 sur 6). Autre bénéfice : « Le monde rural et le monde urbain dialoguent. Cette compréhension mutuelle est importante, estime l’élu. On observe aussi un retour à la terre, en ville. » Autre tendance de l’époque, en effet : les citadins, jeunes et anciens, se mettent de plus en plus à cultiver un bout de jardin. « Dans les grandes cités, et dans le monde entier, il y a un mouvement de fond du retour à la terre, à la verdure en ville, analyse Philippe Guillotin, directeur de l’agence d’urbanisme de la Région Nantaise (Auran). On voit se développer des projets de fermes urbaines, de potagers sur les toits, de jardins partagés. Ce sont des lieux de respiration de la ville et des lieux d’échanges. »
Reste que près de 30 % des produits agricoles ne sont pas consommés. Soit ils sont jetés à la production, soit après transformation parce qu’ils ne sont pas vendus. De la fourche à la fourchette, des associations s’activent aujourd’hui pour que le gaspillage alimentaire se réduise. « Il faut encourager ces bonnes pratiques citoyennes, conclut l’élu. Les associations permettent de sensibiliser et de mobiliser les citoyens – consommateurs que nous sommes. Ils donnent du sens à des démarches utiles. »

David Pouilloux
Photo :
Franck Tomps


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mise à jour le 3 juillet 2014



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