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10e Assises de l’économie de la mer

Sous le signe de la croissance bleue

Plus de 1 600 personnes ont participé à la dixième édition des Assises de l’économie de la mer qui se déroulait cette année les 2 et 3 décembre 2014 à La Cité Nantes Events Center. Un événement marqué par la venue du Premier ministre, Manuel Valls.

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Marins, dirigeants d’entreprise, armateurs chercheurs scientifiques, universitaires, directeurs de grandes écoles, étudiants… Tous attendaient ce grand rendez-vous annuel des Assises de l’économie de la mer. Cette année, pour son dixième anniversaire, cet événement maritime avait jeté l’ancre à Nantes et à Saint-Nazaire, après Montpellier et Sète en 2013, Biarritz en 2012. Tous, y compris les représentants des clusters maritimes d’outre-mer, sont venus, pour renforcer leurs liens, réseauter et continuer à dialoguer avec la sphère politique, à l’échelle locale, régionale et nationale.

Nantes et Saint-Nazaire ont pu ainsi imprimer leur marque en tant que places fortes de l’économie maritime (ports, construction navale, nautisme, start-up, laboratoires, etc.). Et surtout, cet événement était l’occasion de montrer et de booster les forces vives territoriales, en particulier celles ancrées le long de la façade atlantique et de parler de l’économie de la mer sous toutes ses formes. Le tout au cours de tables rondes, d’échanges informels et d’ateliers thématiques co-organisés par le Cluster maritime français et le journal hebdomadaire rennais Le Marin (groupe Ouest-France). « La mer est un domaine où la France a longtemps brillé, déclare le Premier ministre Manuel Valls, le 2 décembre à la Cité Nantes Events Center. Son ambition n’appartient cependant pas au passé. C’est une force économique qui pèse en emplois et en exportations. En matière maritime, la France doit savoir non seulement conserver son rang, mais, mieux encore, affirmer sa position. Ma présence a pour objectif de réaffirmer l’ambition maritime de la France, son rendez-vous avec la croissance bleue. »

Ici, au cœur de la métropole Nantes-Saint-Nazaire, ce sont environ 15 000 emplois directs (d’après l’Institut supérieur de l’économie maritime) qui sont concernés. Et ce n’est pas fini ! Un vent nouveau, fortement iodé, y souffle, notamment avec l’ouverture opérationnelle de trois usines dédiées aux énergies marines renouvelables (éolien offshore essentiellement), construites respectivement à Montoir-de-Bretagne par Alstom (inauguration le 2 décembre 2014) et à Saint-Nazaire par STX France (printemps 2015). « Ces trois jours ont montré la force de notre écosystème maritime qui est l’un des plus importants de France et d’Europe, estime Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole. Autour des énergies marines renouvelables, en particulier, la métropole Nantes-Saint-Nazaire conforte et renouvelle son ambition industrielle, avec à la clé de très nombreux emplois. »
Cécile Faver

Un kaléidoscope de recherches marines

Le centre Atlantique de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) est un vivier pluridisciplinaire de chercheur(e)s et de technicien(ne)s passionné(e)s. Leur défi : élucider les mystères cachés au fond de l’océan Atlantique et explorer le littoral.

Le centre Atlantique de l’Ifremer aime les grands espaces, et le surimi. Et pour cause ! C’est là qu’a été concoctée, au milieu des années 80, la recette « à la française » du bâtonnet de poisson, japonais à l’origine. Aujourd’hui, l’Ifremer à Nantes (environ 300 personnes) continue d’avancer aussi bien sur terre qu’en mer. D’autant plus qu’il est « multi-localisé » le long des côtes atlantiques, de Bouin (en Vendée) à Anglet (Aquitaine) où sont ancrées des plateformes expérimentales. Les missions dans lesquelles s’investit cet institut public de recherche, connu et reconnu dans le monde entier, sont aussi vastes que les océans. Par exemple : aller à la pêche aux données en embarquant sur l’un de ses navires hauturiers, tel le Pourquoi Pas ? (cofinancé par la Marine nationale). Avec un très grand filet ! Puisque ces données océanographiques concernent aussi bien la qualité de l’eau, les coquillages, les poissons que les multiples organismes (micro-algues, bactéries hydrothermales, etc.), riches de molécules destinées à de futures applications industrielles (à l’instar des exopolysaccharides, des « super »-molécules capables de régénérer notamment la peau). Tous les échantillons prélevés sont ensuite « décortiqués », analysés et expérimentés, à terre, entre les murs des laboratoires de l’Ifremer et de ses partenaires, experts en halieutique (science des pêches), en conchyliculture (principalement les huîtres) et en biotechnologies marines. « Nos missions concernent à la fois la recherche fondamentale et appliquée, la gestion des grands équipements, comme la flotte océanographique, l’environnement littoral et la surveillance des milieux marins et côtiers, précise Jacques Binot, directeur du centre Atlantique de l’Ifremer depuis un an, notre expertise est très souvent sollicitée. D’autant plus que de grands défis nous attendent dans les prochaines années ! ». Changement climatique, demande mondiale croissante de bioressources marines (aliments, molécules thérapeutiques, minerais)…le centre Atlantique de l’Ifremer prépare l’avenir. Amarré à l’écosystème métropolitain, régional et national, il travaille depuis de nombreuses années en réseau, entre autres avec Oniris (École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation), l’Université de Nantes, Atlanpole Blue Cluster et le pôle Mer Bretagne Atlantique. Pour voir grand et loin.
Cécile Faver

AlgoSource carbure aux microalgues


L’entreprise AlgoSource crée et développe des procédés à la pointe de l’innovation qui ont pour source commune les microalgues.

AlgoSource est sur le pont en permanence. Dans le moteur de cette entreprise : de la constance, de la persévérance et de l’ « or vert », les microalgues. Sortie en 2008 du giron du GEPEA, le laboratoire nanto-nazairien spécialisé en génie des procédés dans les domaines de l’agroalimentaire, de l’environnement, de l’énergie et des bioressources marines, AlgoSource est aujourd’hui un expert mondial en microalgues doté non pas d’un seul cœur de métier, mais de quatre ! « Nous valorisons les microalgues en créant des produits innovants destinés aux industries cosmétiques, pharmaceutiques, alimentaires et des biomatériaux, explique Pascal Jaouen, professeur en génie des procédés à l’Université de Nantes et chercheur au GEPEA, nos trois autres métiers consistent à aider les entreprises à transformer leurs déchets (chaleur, CO2, eaux usées…) grâce aux microalgues, à mettre au point des techniques et des méthodes de bioraffinage pour valoriser la biomasse algale et à concevoir et vendre des sites de production de microalgues “sur mesure” aux entreprises. ». Le tout grâce à une équipe performante (17 personnes employées, dont 70% sont des ingénieurs et des docteurs de haute technicité et 6 codirigeants), bi-ancrée à Saint Nazaire et à Assérac (site de production et de bioraffinage).

Autre caractéristique : la passerelle qu’AlgoSource, membre notamment d’Atlanpole Blue Cluster et du Pôle Mer Bretagne Atlantique, a construit entre le monde entrepreneurial et le monde universitaire, grâce à son « mariage » avec le GEPEA (brevets communs, reversement d’un pourcentage du chiffre d’affaires). Créant de fait un cercle vertueux entre recherche scientifique, innovation et entreprise. « Mais il manquait un maillon entre recherche et industrie en Europe ! déclare Pascal Jaouen, c’est pourquoi le GEPEA vient de créer une plateforme publique de recherche & développement, AlgoSolis, dédiée à la culture et au bioraffinage des microalgues, qui sera inaugurée au printemps 2015. Elle rassemblera autour de projets tous les acteurs de la filière industrielle des microalgues et décuplera les forces vives de la métropole Nantes Saint-Nazaire ! »
Cécile Faver

HydrOcean navigue à l’international

La société HydrOcean conçoit et utilise des logiciels d’hydrodynamique hautement innovants, destinés aux secteurs maritimes et industriels.

Le baromètre d’HydrOcean, expert en simulation numérique, est au beau fixe. A Nantes où cette entreprise est née en 2007, issue du Laboratoire de Mécanique des Fluides de l’Ecole Centrale de Nantes (l’un des meilleurs laboratoires dans son domaine au niveau mondial), comme en Chine, à Shanghai, à Singapour et à Rio (Brésil). HydrOcean va y installer de nouveaux bureaux début 2015, grâce à un partenariat avec le Bureau Veritas, un acteur majeur dans le domaine maritime. Comment optimiser les performances hydrodynamiques d’un navire, d’un voilier de compétition, d’une plateforme offshore ou d’une hydrolienne, pour qu’ils consomment moins d’énergie ou soient plus performants, quelles que soient leurs conditions rencontrées (vitesse, courants, houle…etc.) ? Pour répondre à ces questions bien plus complexes qu’il ne semble, HydrOcean (25 salariés, dont 23 ingénieurs de haut niveau) co-développe avec l’Ecole Centrale de Nantes une gamme de logiciels hydrodynamiques hautement innovants. Dans son portefeuille de clients : des armateurs, des chantiers et des bureaux de design français et internationaux du secteur maritime, tels que Total, Chevron, STX, DCNS, CMA-CGM, Hyundai… etc. « Développer une stratégie à l’export était une évidence, affirme Erwan Jacquin, fondateur et dirigeant d’HydrOcean, même si la France est une grande nation maritime, le marché de la construction navale est plus développé en Asie, avec par exemple 90% de la production mondiale de porte-conteneurs réalisée entre la Corée et la Chine. Nos outils et services sont au plus haut niveau mondial, et permettent de construire des navires plus économes, plus sûrs tout en réduisant les coûts et délais de conception. ». Pour cela, HydrOcean (qui réalise cette année 40% de son chiffre d’affaires à l’étranger) vient notamment de recruter avec l’aide de la région Pays de Loire deux ingénieurs en V.I.E (Volontariat International en Entreprise) afin de renforcer son activité sur Shanghai et Singapour. Ce qui n’empêche pas HydrOcean de travailler très fortement avec l’Europe (Grèce, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Norvège …), les Etats-Unis ou encore les Emirats Arabes. HydrOcean se développe sans frontières.
Cécile Faver

mise à jour le 26 juillet 2016



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