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Rezé

Reprise des travaux à la chaufferie de « La Californie » à Rezé

La construction de la chaufferie à bois et au gaz, implantée rue de la Californie à Rezé, était stoppée. Le temps pour Nantes Métropole d'apporter des réponses aux riverains réunis en collectif.

Image. La nouvelle chaufferie de La Californie devrait être mise en service à l'automne 2016 pour les chaudières gaz et à l'automne 2019 pour la chaufferie au bois.
Nantes Métropole s'est fixée un objectif en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre du territoire : réduire de 50 % ses émissions d'ici 2030. Depuis plusieurs années, elle s'est ainsi engagée résolument dans la transition énergétique en relocalisant la production d'énergie et diversifiant les sources de production d'énergie.

Le développement des réseaux de chaleur alimentés par des énergies renouvelables participe de cette ambition : « c'est un levier concret pour réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre sur le territoire et ainsi lutter contre le changement climatique », explique la collectivité. Dans ce cadre, le réseau « Centre Loire » en cours d'extension, sera alimenté par deux chaufferies, l'une sur Malakoff à Nantes et l'autre sur le site de « La Californie » à Rezé.

La procédure et l'étude d'impact


« Une procédure respectée et une étude d'impact irréprochable », souligne la collectivité.
Deux procédures différentes pilotées par l'État sont à distinguer : le permis de construire et l'autorisation  d'exploitation ICPE (Installations Classées au titre de la Protection pour l'Environnement).
  • Le permis de construire a été délivré par le Préfet le 18 janvier 2016. Le dossier d'autorisation d'exploiter, qui  comporte l'étude d'impact, a été accepté et jugé conforme par le Préfet de Région le 28 janvier 2016.
  • L'enquête publique a eu lieu du 29 mars au 28 avril. Elle portait uniquement sur l'autorisation d'exploitation de l'ICPE (Installations Classées au titre de la Protection pour l'Environnement).
Le Préfet rendra son avis définitif d'ici septembre 2016.

Une installation soumise à une réglementation très exigeante :
  • Un contrôle permanent par l'exploitant, de contrôles définis par l’État (la DREAL) et réalisés par des organismes agréés.
  • Un respect des normes de rejets qui sont applicables à toutes ces installations (gaz, cogénération et biomasse).

La qualité de l'air préservée :
  • La réglementation est très exigeante en matière de rejets dans l'atmosphère. L’autorité environnementale (ARS) a donné son avis le 2 février 2016 sur le projet : « une évaluation des risques sanitaires avait été menée et montré que le fonctionnement du site n’est pas de nature à avoir un impact sur la santé des populations.»
  • L'ARS impose que les techniques les plus performantes soient installées sur ces chaufferies, en particulier concernant les systèmes de filtration.

Bruit :
Tous les équipements installés respectent la réglementation en vigueur qui est fixée par l’arrêté préfectoral. Une isolation renforcée des parois sera mise en place sur la chaufferie.
Les seuils maximum de bruit pour l’habitation la plus proche aura un niveau sonore augmenté inférieur à 5 dB, ce qui représente moins que le bruit du vent dans les arbres (10dB).

Incendie/explosion :
Le bâtiment et l'installation ont été conçus pour prévenir les risques d'incendie. Une attention particulière est apportée au choix des matériaux, des murs coupe-feu sont installés. L'implantation du bâtiment est choisi précisément. Les services de pompiers ont validé les mesures mises en place.

Les réponses apportées au collectif Anti-Chaufferie

Une réunion d'information sur la chaufferie de « La Californie » s'est tenue le 19 mai dernier à Rezé, au cours de laquelle un collectif d'habitants a remis un document comportant un certain nombre d'interrogations.

La décision a alors été prise de suspendre provisoirement les travaux, le temps de prendre le temps nécessaire à l'analyse du document.

Le 25 mai dernier, Julie Laernoes, Vice-présidente de Nantes Métropole en charge de la transition énergétique, du climat, de l'énergie et du développement durable, a reçu des représentants de ce collectif pour leur restituer l'analyse de ce document.

« Lors de cet échange, le collectif et Nantes Métropole ont convenu qu'ils partagent la même ambition pour la transition énergétique qui passe notamment par la relocalisation de l'énergie », rappelle Nantes Métropole.
Le document remis par le collectif a été étudié, à la fois par les services de l’État, l'expert Véritas en charge du dossier d'étude d'impact et l'ADEME. S'agissant de la question de qualité de l'air, et afin de recueillir l'avis d'un expert indépendant, Air Pays de Loire est allée plus loin en modélisant les conditions d'émissions les plus défavorables avec notamment l'année de référence la plus froide (2010). Les conclusions sont les mêmes : la conception de la chaufferie et notamment les systèmes de filtration, dans ces conditions, permettent de maintenir les seuils d'émissions conformes à la réglementation.

De nouvelles dispositions pour favoriser la transparence

Le maire de Rezé a fait trois propositions pour le projet d'installation de la chaufferie. Nantes Métropole va mettre en œuvre ces trois mesures :
  • La mise en place de capteurs par l'Association Air Pays de Loire, organisme indépendant agréé par l’État, qui assure la surveillance et l’information en continu des niveaux de polluants dans l’air ambiant de l’agglomération nantaise et plus largement de la région des Pays de la Loire. Cela constituera un élément supplémentaire de son réseau de surveillance de l'agglomération. Le positionnement de ce système de mesure fera l'objet d'échanges avec les riverains pour déterminer l'endroit le plus adéquat.
  • La mise en ligne des données sur internet : le site internet d'Air Pays de Loire : www.airpl.org  garantira la transparence des données visibles en temps réel, accessibles à tout moment.
  • La mise en place d'un comité de suivi ad hoc, composé de représentants des riverains et des services de l’État et d'Air Pays de Loire, en toute transparence.
Par souci d'équité, Nantes Métropole étudie la généralisation de ces dispositions aux autres chaufferies analogues sur le territoire de la Métropole.

« Ces nouvelles dispositions qui vont être mises en œuvre sont de nature à rassurer les habitants et permettent des avancées en matière de dialogue citoyen. Toutes ces raisons amènent à lever la suspension des travaux d'ici la fin de la semaine afin de garantir une fourniture de chaleur sécurisée pour l'ensemble des abonnés du réseau de chaleur « Centre Loire » à la prochaine saison de chauffe dès octobre 2016 », souligne Nantes Métropole.

mise à jour le 12 juillet 2016



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