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Réparer les objets contribue à l'économie circulaire

Coïncidant avec l'ouverture de la Greenweek, « Les Journées locales de la réparation », organisées les 19 et 20 octobre, ont mis à l'honneur des entreprises artisanales, membres du réseau « Les Répar'Acteurs », ainsi que des associations locales.

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Plutôt que de jeter nos objets du quotidien, pourquoi ne pas les réparer ? Une proposition qui sous-tend l'organisation des premières « Journées locales de la réparation », dédiées aux structures et acteurs professionnels qui réparent et recyclent ces objets et, ainsi œuvrent à la réduction des déchets et participent à l'économie circulaire.

 « Il faut mettre en avant les savoir-faire et les compétences qui proposent un service de proximité de qualité », affirme Mahel Coppey, vice-présidente de Nantes Métropole déléguée à l'économie circulaire, en rappelant que, « à l'horizon 2020, notre objectif est de réduire de 10% la production de déchets sur la Métropole. »
Précédant un temps fort dédié à sept structures de réparation locales (ATAO, Nantes Écologie - L'air livre, Ressourcerie de l'Ile, Transformeurs, Ping, Envie 44, L'Atelier Retz Emploi), la première journée a concerné « Les Répar'Acteurs ». Ce dispositif de soutien et de mise en valeur a été créé suite à une enquête réalisée à l'échelle régionale auprès de 312 entreprises de réparation (soit environ 12% de l'ensemble des structures). Il cible trois secteurs d'activités : équipement de la maison, équipement de la personne et cycles/motocycles.
« S'inspirant de ce qui a été mis en place en région Aquitaine, Les Répar'Acteurs prend appui localement sur différents acteurs territoriaux », précise Cécile Daniel, chargée de mission à la chambre régionale de Métiers et d'Artisanat des Pays de la Loire.

Dans la Métropole, où 300 entreprises de réparation sont recensées, l'ADEME, Nantes Métropole et la Chambre de Métiers et d'Artisanat 44 soutiennent ce dispositif, axé sur trois actions-clés : une visite « Développement durable » (inventaire des pratiques de l'entreprise, besoins en communication, déchets produits, etc.), une participation à l'atelier « Relations clients » et un événement de promotion de la réparation. « Contribuant à la valorisation et au recyclage, la réparation est un élément important de l'économie circulaire », met en avant Christian Frouin, directeur régional de l'ADEME. 

Depuis son lancement en mai dernier, une vingtaine de réparateurs ont rejoint la démarche et une quarantaine de visites « Développement durable » ont été réalisées.

Prolonger la durée de vie des ordinateurs



Créé il y a deux ans, Clic Micro est un magasin de réparation d'informatique et de smartphones situé dans le quartier du Petit Chantilly, à Orvault. « Les services d'assistance représentent 65% de notre activité pour 20% de notre chiffre d'affaires, précise Lionel Desmeaux, créateur de l'entreprise de deux salariés. Nous proposons également des produits neufs, ou nous orientons les clients vers des produits qui vont durer. »
Son constat ? « Les gens ne sont pas toujours conscients qu'un ordinateur peut être réparé. Ils préfèrent en acheter un neuf, alors que de nombreuses pièces sont réparables pour un faible coût. Nous contribuons à prolonger leur durée de vie. »  
Pour une dynamique durable dans la chaussure




Installée boulevard des Belges à Nantes, la cordonnerie Sacré est souvent ouverte jusqu'à 19 h 30. « J'aime rendre un service de proximité. J'ai toujours eu la culture de la chaussure », témoigne Olivier Sacré. Installé depuis deux ans dans un magasin à la décoration « épicerie des années 50 », il répare seul les chaussures, s'occupe des clés, utilise et vend des cirages d'origine française. « Quand un client vient me voir, je suis dans cette logique de réparer et de faire durer. Je suis dans une dynamique durable. Après, je ne garantis pas la durabilité du produit réparé » analyse-t-il. Selon lui, le dispositif « Les Répar'Acteurs » est un plus. « Cela va apporter un appui supplémentaire. »
Un dispositif vu comme un label de qualité



En compagnie de son mari Philippe, Florence Legal gère le Boyscoot Shop, un atelier de réparation et de vente installé à Nantes depuis 6 ans, spécialisé dans les scooter Vespas. « On effectue une vingtaine de réparations par semaine. On restaure également une douzaine de machines par an. Nous vendons des pièces détachées de scooters des années 50/60. On conseille aussi des achats plus durables aux clients. » Ceux-ci viennent de tout l'ouest de la France. « Nous sommes quelques-uns à être spécialisés dans les Vespas, les autres étant installés à Paris ou dans le sud. »

Le dispositif « Les Répar'Acteurs » lui inspire diverses réflexions. « Je l'envisage plus comme un label de qualité, avec un cahier des charges précis à respecter. J'en attends beaucoup. »
Textes : Isabelle Corbé
Photos : Franck Tomps

mise à jour le 28 décembre 2015



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