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Nantes Métropole soigne ses milieux aquatiques

Après plus de deux ans de travaux, la restauration des cours d’eau du bassin versant des marais de l’Erdre s’achève. L’occasion d’un focus sur le travail des services de la Métropole pour préserver les rivières et milieux aquatiques, nombreux dans la région nantaise.

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Depuis la création en 2001 de la Communauté urbaine de Nantes (devenue Nantes Métropole en 2004), les services de la Métropole, à travers la Direction du Cycle de   l’eau, ont pour mission la préservation des milieux aquatiques. Cette compétence deviendra obligatoire en janvier 2018. L’enjeu est de taille, puisqu’en plus de la biodiversité à préserver, il s’agit aussi de veiller à la bonne qualité des eaux.

« Nous lançons les études en amont et assurons la maîtrise d’ouvrage et la concertation avec les propriétaires », explique Christian Couturier, vice-président de Nantes Métropole en charge de la délégation du Cycle de l’eau. « Nous travaillons de concert avec les communes et les riverains concernés ». La restauration des cours d’eau du bassin versant des marais de l’Erdre, c’est-à-dire des interventions sur le lit, les berges et la végétation des cours d’eau, a ainsi été mise en œuvre conjointement avec la communauté de communes d’Erdre et Gesvres et en partie réalisée par une entreprise d’insertion.

Des réaménagements vitaux

« En milieu urbain, les sols sont imperméables, donc les eaux ruissellent ; les cours d’eau et leurs abords sont souvent artificialisés, voire déplacés ou busés ; cela  perturbe le fonctionnement hydrologique et biologique des milieux, et leur rôle dans la régulation des crues et le développement de la faune et de la flore. Il est primordial de veiller à maintenir une qualité satisfaisante», précise Élise Vadaine du Service gestion intégrée des eaux pluviales et milieux aquatiques à la Direction du Cycle de  l’eau de Nantes Métropole. C’est ce qui a été fait sur les ruisseaux qui alimentent l’Erdre, notamment l’Hocmard et ses affluents comme le Rupt. Parmi les travaux réalisés, le rétrécissement du lit des ruisseaux qui permet de maintenir un certain débit en période d’étiage et d’éviter que l’eau ne stagne, la mise en place d’abreuvoirs avec descente aménagée dans le cours d’eau pour les bovins de manière à éviter le piétinement des berges et garantir leur stabilité, ou le réaménagement d’ouvrages comme des ponts ou des buses pour faciliter la circulation piscicole et sédimentaire. «Il y a également un gros travail d’entretien et de restauration de la végétation», ajoute  Élise Vadaine. Sur les affluents de l’Erdre, ces travaux sont d’autant plus importants que « la plus belle rivière de France » est une ressource de secours pour la production d’eau potable sur la Métropole.

La Chézine en 2017, le Cens et le Gesvres à l’étude

Une fois que l’étude précise et minutieuse est effectuée, le travail de restauration peut  commencer. Mais il faut tenir compte des aléas de la météo et du terrain. « Chaque portion d’un ruisseau est différente et nécessite que l’on s’adapte», rapporte Élise Vadaine. Les équipes doivent également veiller à respecter  les réglementations sur l’eau (loi sur l’eau et déclaration intérêt général – DIG) qui évoluent  régulièrement.  

Après l’Erdre, c’est  le cours d’eau de la Chézine qui bénéficie d’une jolie cure de jouvence avec des travaux entamés en septembre 2016 et qui vont s’étendre sur un  an. Des études seront également lancées cette année sur les bassins versants du Charbonneau, du Cens et du Gesvres.

mise à jour le 3 avril 2017



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