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Nantes Métropole, candidate au label French Tech

La France a décidé de dévoiler sur l’échiquier international l’un de ses plus beaux trésors cachés : ses pépites entrepreneuriales, championnes de l’innovation numérique.

Photo : Régis Routier Photo : Régis Routier
Pour cela, un nouveau label nommé « French Tech » a été lancé en début d’année. Objectif numéro 1 : identifier les écosystèmes métropolitains et soutenir financièrement (budget : 200 millions d’euros) le développement et la croissance de leurs startup. Objectif numéro 2 : promouvoir la marque « French Tech » dans le monde (budget : 15 millions d’euros) et attirer de nouveaux talents entrepreneuriaux. La métropole nantaise a plus d’un atout à jouer. En proposant sa candidature au label « French Tech », elle affirme sa détermination à se mobiliser encore plus pour soutenir l’écosystème numérique du territoire. Un écosystème aussi vivace qu’ambitieux. Rencontre avec quatre talents entrepreneuriaux, moteurs de l’écosystème numérique métropolitain.


EupTouYou, le 1er SmartWorkCenter français

Corinne Delaporte.
Corinne Delaporte.

EupTouYou, avec trois « u », est un entrepreneur qui ne compte pas seulement sur son énergie pour grandir. C’est à la fois un bâtiment (2 200 m2 sur trois niveaux), qui a ouvert ses portes en mars 2013 près du Zénith (Zac d’Ar Mor à Saint-Herblain), un état d’esprit et un concept innovant, inspiré des SmartWorkCenters des Pays-Bas. EupTouYou a un grand sens de l’hospitalité ! On y loue des bureaux de toutes tailles, l’une des salles de réunion (pour 2 à 50 personnes), une « niche » confortable pour travailler en solo, ou un espace de co-working pour une demijournée ou une journée. « Il y a beaucoup de brassage quotidien depuis avril, notamment lors des événements qui sont organisés, souligne Corinne Delaporte, cofondatrice avec Christophe Delaporte d’EupTouYou. Notre idée, c’est de créer des conditions propices au développement des entreprises, sans privilégier un secteur d’activité. Pour que toutes aient du plaisir à travailler ! » EupTouYou accueille les hommes et les femmes qui dirigent des entreprises, mais aussi ceux et celles qui travaillent en indépendant ou qui font du cabotage professionnel et travaillent, smartphone en main, sur leur ordinateur dans le train. Aujourd’hui, quinze entreprises en croissance ont élu domicile au coeur d’Eup- TouYou, tels Jack In The Box (solutions informatiques pour optimiser les appels d’offres) et ABW (conseil en ressources humaines), et n’hésitent pas à aider les autres « locataires » nomades d’EupTouYou. Qui se ressemble s’assemble !

Cécile Faver
Photo : Franck Tomps

www.euptouyou.com


DoYouBuzz, des CV sur le web

Ludovic Simon. Photo : Franck Tomps
Ludovic Simon.

DoYouBuzz est un agitateur de curriculum vitae sur la Toile, dont la générosité est bien connue grâce à sa plate-forme web, doublée d’une application mobile. On y crée son CV gratuitement – avec vidéos, photos, liens sur Internet, contacts – en le personnalisant à l’aide d’une fabuleuse boîte à outils graphiques. Et hop ! En un clic, il est déposé sur les sites spécialisés « emploi » (Ouestjob, Cadremploi…) quels qu’ils soient, sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), professionnels (LinkedIn, Viadeo…) et référencé sur les moteurs de recherche (Google, Yahoo…). Histoire de booster sa présence en ligne et de tracer dans le cloud la voie royale qui mène au bon employeur. « Le boucheà- oreille fonctionne bien. DoYouBuzz est un petit acteur qui a une forte notoriété, déclare Ludovic Simon, patron de DoYouBuzz. Mille personnes par jour créent leur CV ! Nous sommes leader en France. » Né à Nantes en 2007, DoYouBuzz – une équipe de 7 personnes – a aujourd’hui passé le cap des 650 000 utilisateurs, et continue de grossir doucement. Tout en faisant du buzz dans la galaxie web nantaise, où Ludovic Simon, également cofondateur d’Atlantic 2.0 (association regroupant plus de 200 acteurs de l’innovation numérique des Pays de la Loire), prépare activement l’avenir du numérique.

Cécile Faver
Photo : Franck Tomps

www.doyoubuzz.com


Clever Cloud, dans le nuage numérique

Quentin Adam. Photo : Franck Tomps
Quentin Adam.

« Notre service est temporairement indisponible. » Qui n’a jamais reçu ce message au cours de sa navigation sur Internet en se connectant à un site ? Pas de panique, la plupart du temps, ça vient du serveur plus ou moins capricieux, qui héberge ledit site. Face à ce type de souci, Clever Cloud est une éminence grise, experte en hébergement de sites Internet et d’applications web. Cette entreprise a trouvé la solution et concocté une gamme de services clés en main : héberger « sur mesure » un site ou une application dans le nuage (ou cloud computing). Qu’es aco ? Une technologie pointue qui industrialise la production d’énergie informatique et permet de mieux répartir sa consommation. « L’hébergement cloud, c’est comme l’électricité. Quand on appuie sur l’interrupteur pour avoir de la lumière, on ne se demande jamais si la centrale va pouvoir fournir suffisamment d’énergie, explique Quentin Adam, dirigeant de Clever Cloud (créé à Nantes en août 2010). Ce doit être pareil pour l’hébergement d’un site, afin de supprimer tout souci de compatibilité ou d’énergie informatique lié au serveur. » De quoi réjouir les développeurs qui ont, de fait, l’esprit plus libre pour coder toute la journée, les entreprises qui réduisent ainsi leurs coûts opérationnels, et au final… les internautes ! D’autant plus que, face à ses concurrents états-uniens Google et Amazon, le portefeuille de clients de Clever Cloud (12 salariés) grossit exponentiellement (60% à l’export, 40% en France). D’autant plus que Quentin Adam, 25 ans, est aussi le créateur du « Compagny Campus », le premier incubateur privé de jeunes entreprises du web de la métropole nantaise.

Cécile Faver
Photo : Franck Tomps

www.clever-cloud.com


HydrOcean, l’équation maritime

Erwan Jacquin. Photo : Franck Tomps
Erwan Jacquin.

HydrOcean est ambitieuse à bon escient, à l’image de son fondateur et dirigeant, Erwan Jacquin. Aujourd’hui , tous les voyants d’HydrOcean, issue en 2007 du Laboratoire de Mécanique des Fluides (d’envergure mondiale) de l’École centrale de Nantes, sont au vert. Son coeur de métier : la simulation numérique. Comment optimiser la carène, partie immergée de la coque d’un navire, pour qu’il consomme moins d’énergie et soit plus performant, quelles que soient ses conditions de vie (houle, courants, etc.) ? HydrOcean, grâce à sa gamme de logiciels d’hydrodynamique, sait résoudre ces équations complexes qui régissent les écoulements, et évaluer informatiquement les performances de centaines de formes de carènes de navires, de voiliers de compétition, de plates-formes off-shore, d’hydroliennes en quelques jours. Bref, une sorte d’atelier virtuel de maquettes et de scénarios ! « En deux semaines d’études, nous obtenons des gains de consommation de 10 % pour certains navires, explique Erwan Jacquin. Nos outils sont devenus matures, et sont reconnus par le monde industriel. ». STX, DCNS, Total, Technip, Saipen, Hyundai : HydrOcean (23 salariés) travaille pour de grands comptes du secteur maritime, français et internationaux, avec une forte croissance en Asie et en Amérique du Sud (environ 20 % de son chiffre d’affaires). De nouveaux marchés s’offrent à elle, dans les secteurs automobile et aéronautique, grâce à son logiciel particulaire hautement innovant, nommé « SPH-Flow ». Celui-ci a reçu le prestigieux prix américain « HPC Innovation Excellence Award ». Cette entreprise du numérique vient de concrétiser un partenariat, avec un acteur majeur du secteur maritime, et installer des bureaux à l’étranger.

Cécile Faver
Photo : Franck Tomps

www.hydrocean.fr

mise à jour le 4 mars 2014



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