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Les Eurocities, en ordre de bataille avant la COP 21

Nantes a accueilli en juin dernier les 12 villes européennes du comité exécutif du réseau Eurocities. À cette occasion, un débat public a été proposé pour la première fois aux habitants, avant la signature d’une déclaration commune du comité exécutif sur le climat.

© Franck Tomps © Franck Tomps
Nantes est une métropole ouverte sur le monde. Euro pé enne, elle est active depuis longtemps au sein de réseaux européens, notamment celui d’Eurocities qui regroupe 130 métropoles européennes de plus de 250 000 habitants, telles Francfort (Allemagne), Barcelone (Espagne) ou Milan (Italie). Mais son engagement au sein d’Eurocities ne date pas d’hier. Un engagement si fort depuis 1997 qu’il a fini par porter ses fruits ! Depuis novembre 2014, Nantes est présidente d’Eurocities. Tous les ans, les villes membres d’Eurocities, organisées par groupes de travail thématiques (cohésion sociale, culture, développement durable, développement économique, mobilité urbaine…), se rencontrent pour échanger autour de leurs expériences, de leurs pratiques, apprendre les unes des autres. L’objectif : faire émerger de nouvelles idées et conjuguer au futur leurs politiques publiques, et surtout : faire entendre la voix des métropoles européennes à Bruxelles, auprès des instances européennes.

Des villes qui agissent pour leurs habitants

« Pourquoi les villes européennes coopèrentelles ? » : tel était le sujet du débat ouvert ce 9 juin pour la première fois à tous les habitants du territoire. Autrement dit : en quoi cette coopération bénéficie-t-elle aux habitants, en matière d’emploi, d’innovation et de solidarité ? « Les leviers de l’avenir de l’Europe sont en Europe ! L’Europe de demain se construit et se construira avec les territoires et les villes, parce que c’est l’échelon le plus proche des citoyens, déclare Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole et présidente d’Eurocities. C’est la force Eurocities d’avoir une capacité d’expertise concrète. » La présidente de Nantes Métropole a pu notamment échanger avec George Ferguson, maire de Bristol (Royaume-Uni), Michal Olszewski, l’adjoint au maire de Varsovie (Pologne) et Anna Lisa Boni, secrétaire générale d’Eurocities. Dans le petit amphithéâtre de Cosmopolis, l’espace international de la Ville de Nantes, étaient également présentes des associations européennes de la métropole nantaise, telle entre autres Eur en Scène, et des habitant-e-s, toutes générations confondues.

Des villes soudées pour relever le défi climatique
Qu’il s’agisse d’éducation à Nantes et à Stockholm (Suède), avec le projet Prevent pour lutter contre le décrochage scolaire ; d’environnement à Varsovie (traitement des eaux usées, nettoyage des berges de la Vistule, optimisation des réseaux d’énergie) et à Bristol (lutte contre les pollutions, réduction des émissions de CO2), les villes, parce qu’elles sont agiles et en mouvement, parce qu’elles se posent les mêmes questions, sont les mieux à même de trouver des solutions idoines qui améliorent la qualité de vie de leurs habitants et de lutter contre le changement climatique ! C’est la raison principale de la venue des représentants des 12 villes du comité exécutif d’Eurocities. À l’instar de Thomas Fabian, adjoint au maire de Leipzig et de Tjaša Ficko, adjointe au maire de Ljubljana (Capitale verte de l’Europe 2016), toutes ont signé une déclaration commune. Parmi les mesures phares : soutenir l’innovation pour plus de solutions vertes et sobres en carbone, fournir des fonds et des flux de financement stables pour la rénovation des bâtiments, créer des cadres réglementaires fiscaux avantageux. Ces engagements seront portés par Johanna Rolland sur la scène internationale, notamment lors de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris (ou COP 21) en décembre 2015. D’une vive et même voix, celle d’Eurocities.

Cécile Faver

www eurocities.eu


Rencontre avec trois jeunes nantaises engagées dans le projet européen

Lika Tchipashili, 25 ans, journaliste stagiaire à Euradionantes, originaire de Géorgie.
« La Géorgie ne fait pas encore partie de l’Union européenne, mais a organisé un référendum qui a révélé que la majorité de la population y était favorable. Un accord d’association a été signé en juin l’année dernière entre la Géorgie, l’Ukraine, la Moldavie et l’Union européenne, dans le cadre d’un partenariat occidental, auquel Tbilissi, ma ville d’origine, est associée. Je suis, par conséquent, attirée du fait de mes origines par le projet européen, ses enjeux, mais aussi parce que je suis Jeune Ambassadrice de la Géorgie en France (sous l’égide du ministère du Sport et de la Jeunesse de la Géorgie, NDLR) pendant toute l’année 2015. Sans compter que je suis journaliste stagiaire ! J’ai choisi de venir à Nantes pour travailler au sein d’une équipe européenne.»



Heli Niittumaa, 27 ans, étudiante en master 2
« Ingénierie de projets européens et internationaux » à l’Université de Nantes, originaire de Finlande. « Je me suis beaucoup déplacée en Europe, d’abord comme jeune fille au pair, puis en tant qu’étudiante finlandaise Erasmus. Je m’intéresse beaucoup aux structures au sein desquelles il y a des liens à tisser entre les pays nordiques et la France. Aujourd’hui, dans le contexte économique, la Finlande voit la France comme un pays élégant où l’on parle une belle langue. On apprécie la culture française, son image, mais on connaît mal la vie des Français. L’Europe pour moi, c’est d’abord un continent. C’est également grâce à l’Union européenne que mes voyages ont été possibles ! C’est pour cela que je trouve étranges les préjugés et les critiques négatives en France à propos du projet européen. J’essaie de comprendre en poursuivant mes études à Nantes.»



Capucine Coat, 25 ans, étudiante en master 2
« Ingénierie de projets européens et internationaux » à l’Université de Nantes, originaire de Nantes. « Je me suis investie dans le projet européen parce que les relations avec les autres, l’ouverture aux autres pays, cela a toujours été important pour moi. Surtout ne pas se replier sur soi ! L’Europe, c’est d’abord une belle idée de paix. Il ne faudrait pas l’oublier ! C’est aussi l’idée d’avancer ensemble grâce aux cultures de tous les pays. C’est une immense richesse que celle d’être “ unis dans la diversité ”, comme le dit la devise européenne. Je trouve que l’on parle peu de l’Europe, alors qu’elle continue à se construire, et ce n’est pas fini ! Elle avance par cycles, avec des hauts et des bas. L’Europe pour moi, ce sont des échanges, de la solidarité et une ouverture d’esprit qui fait du bien. »


Propos recueillis par CF

mise à jour le 3 septembre 2015



Nom de code : COP21

On l’appelle la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques ou la conférence internationale du climat ou, cette année, le Paris Climat 2015 ou COP21. COP est l’acronyme de « conference of parties » (ou conférence des parties) ; le numéro 21 indique que c’est la 21e année que les 195 États signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992, à la fin du Sommet de la Terre, à Rio, se réunissent. Cette convention « reconnaît l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène ». Ses objectifs principaux en 2015 : aboutir à un accord international pour contenir le réchauffement global en dessous de 2°C et recueillir les promesses de dons pour remplir les caisses du fonds vert, afin de financer, à l’horizon 2020, l’adaptation aux conséquences du changement climatique.

www.cop21.gouv.fr/fr

Nantes Métropole — 2, Cours du champ de Mars — 44923 Nantes Cedex 9 | Tél. 02 40 99 48 48