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Les circuits courts, pour redonner du sens et du goût

Les circuits courts sont multiples sur le territoire métropolitain. Permettant de favoriser l’emploi en même temps que le « bien manger », ils s’intègrent dans les actions que la Métropole met
en place depuis 2005 dans le cadre de son soutien à l’agriculture périurbaine.

Manger des légumes de saison, acheter ses fruits au producteur ou les cueillir soi-même, faire partie d’une AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne)… Au quotidien, chacun agit pour se nourrir mieux. En faisant en sorte de réduire les intermédiaires entre le producteur et le consommateur, en achetant des aliments locaux et de saison, chaque habitant s’inscrit dans les circuits courts, se rapproche du producteur et tisse des liens de confiance favorisant l’emploi tout en valorisant le territoire et les terroirs. Cette relation privilégiée participe d’une forme de co-responsabilité mutuelle. Elle influence également le mode de production et son impact sur l’environnement, voire sur le climat.

Nantes Métropole, via son plan d’actions pour l’agriculture périurbaine, soutient les circuits courts et accompagne les différentes démarches d’installation des agriculteurs, et ce en partenariat avec la Chambre d’agriculture. À ce titre, elle vient d’ailleurs de remporter auprès du ministère de l’Agriculture un appel à projets national qui vise à soutenir le modèle agricole et alimentaire local. « Ce projet alimentaire territorial de la Métropole nantaise, qui bénéficie d’une subvention de 40 000 euros, a pour objectif de renforcer la part de produits de proximité sur le territoire, en consolidant les filières agricoles locales et en développant la consommation de produits issus de filières courtes, mais aussi en positionnant l’agriculture au cœur des ambitions de la Métropole », explique Jean-Claude Lemasson, vice-président de Nantes Métropole en charge de l’agriculture périurbaine.

Les circuits courts existant sur la métropole sont variés et plébiscités. Il existe 57 AMAP sur le territoire, fondées par des groupes d’habitants (entre 60 et 100 par AMAP) et s’approvisionnant en direct chez les producteurs. La cueillette, qui permet aux particuliers de ramasser puis payer fruits ou légumes chez le producteur se développe également, qu’il s’agisse de ramasser les légumes à la ferme de la Chasseloire à Saint-Herblain, les fraises à Mauvessur-Loire ou les pommes à Vertou. La vente directe des maraîchers, éleveurs ou arboriculteurs à la ferme ou sur les marchés fonctionne aussi très bien, puisqu’un tiers des 244 exploitations agricoles du territoire la pratiquent, permettant au monde urbain de dialoguer avec le monde rural et ainsi de faire vivre les exploitations. Les magasins de producteurs, qui réunissent plusieurs exploitations comme à la ferme de Gagné à Orvault ou à la Ferme de La Ranjonnière près de Bouguenais, de même que les commerces de proximité, la livraison à domicile s’intègrent également aux circuits courts et permettent au consommateur d’acheter local. En favorisant tous ces circuits courts, la Métropole permet de réduire les intermédiaires et, de fait, les coûts des produits, facilitant ainsi l’accessibilité de tous à une alimentation de qualité.





Des fraises ramassées par les consommateurs

À la tête du Verger du coteau, situé à Vertou, Jacques Cassard produit des pommes et des jus de fruits, des fraises et des légumes de saison, l’exploitation familiale ayant adopté un mode de production bio sur ses 6,5 hectares depuis 2008. 30 % des légumes et des fruits sont commercialisés via les circuits courts (marchés de proximité, vente directe à la ferme, AMAP, La Ruche qui dit Oui). En outre, depuis 2003, de mi-juin à fin septembre, deux demi-journées par semaine, les consommateurs peuvent cueillir eux-mêmes leurs fraises et les emporter pour 4,5 € le kilo. « Les ramasseurs viennent des communes environnantes de Vertou et de Nantes, assure Jacques Cassard. Nous ne sommes pas beaucoup à proposer de la fraise bio en cueillette dans l’agglomération. »





500 kg de légumes hebdomadaires au Jardin de Cocagne

Depuis 10 ans, grâce à trois hectares dédiés à la culture bio, le Jardin de Cocagne, installé à Carquefou, produit 500 kg de légumes par semaine, distribués sous forme de paniers aux 150 adhérents de la structure, des habitants de la commune ou des personnes travaillant à proximité. « Les légumes sont cueillis le matin et récupérés par nos clients l’après-midi », précise Marianne Loustalot, directrice. Depuis 3 ans, dans le cadre de l’association Les Paniers Bio Solidaires, la structure d’insertion conditionne et livre également chaque semaine 600 paniers de légumes et fruits de producteurs régionaux dans 76 points-relais installés sur les 24 communes de la Métropole. « Pour notre vingtaine de salariés en insertion, cela fait une activité supplémentaire. De plus, la demande de paniers est en hausse. Et les producteurs ne peuvent fonctionner que s’il y a une consommation régulière de leurs produits. »

mise à jour le 15 juillet 2016



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