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Les artisans en action sur le territoire

Le territoire métropolitain compte 38 parcs d’activités sous maîtrise d’ouvrage communautaire. Plus de la moitié des entreprises qui s’y implantent sont des artisans.

Nantes Métropole organise son territoire pour le rendre attractif et dynamique, notamment en choisissant les lieux d’implantation des entreprises. La métropole nantaise comprend ainsi 38 parcs d’activités (anciennement zones artisanales) communautaires, dont 13 ont été créés depuis 2003. Cela représente 2 900 ha d’espaces dédiés au développement économique et aux très petites, petites et moyennes entreprises. Ces parcs d’activités sont aménagés à partir de différentes données, comme l’équilibre du territoire, le plan local d’urbanisme, l’accès via les dessertes routières, voire les transports en commun… Et ils ne sont plus, comme ce fut le cas par le passé, retranchés de la vie urbaine. C’est une volonté de la métropole, qui oeuvre pour développer l’artisanat en milieu urbain, en réintégrant en ville des artisans qui peuvent répondre aux besoins de la population, avec un accès au centre-ville facilité afin d’être plus proche physiquement de leur clientèle. Les artisans (plombier, peintre, mouleur sur plâtre, miroitier, maquettiste, sérigraphiste, etc.) représentent plus de 60 % des implantations sur les parcs d’activités métropolitains. Chacun de ces projets, qu’il concerne une TPE (très petites entreprises) ou une PME (petites et moyennes entreprises), est validé et épaulé par Nantes Métropole avec l’accord de la commune au préalable, dès lors qu’il correspond à la vocation de la zone d’activités définie par Nantes Métropole.
Le fait de réunir plusieurs entreprises sur un même secteur permet, entre autres, de créer une dynamique qui peut amener de nouveaux artisans à s’implanter et générer des liens entre entreprises (club d’entreprises, mutualisation de moyens…). Rencontre avec trois artisans, implantés sur des parcs d’activités de l’agglomération.

Gwenaëll Lyvinec


Des petits formats pour de gros projets

Loïc Retière-Lehideux, des Maquettes Bertho.
Loïc Retière-Lehideux, des Maquettes Bertho.

« Notre métier de base, explique d’emblée Loïc Retière- Lehideux, co-gérant de Maquettes Bertho, aux Sorinières, est la maquette de bateau pour les chantiers navals, mais aussi la maquette d’architecture. » À son actif, l’entreprise compte de beaux et gros projets, comme la maquette du nouveau paquebot France, ou celle du Divina, dernier bateau haut de gamme de STX, mais aussi celle de l’Île de Nantes pour la Samoa (Société d’aménagement de la métropole Nantes Atlantique). « Nous avons une activité très spécifique, précise Loïc Retière-Lehideux, et malgré l’arrivée de l’image de synthèse, les gens restent attachés à la maquette, car ça reste concret. » L’homme a beau aimer le numérique, le carton et le bois proposent d’autres sensations… Créée en 1978 par Jean-Paul Bertho, l’entreprise qui se nomme aujourd’hui Maquettes Bertho a été reprise par Stephan Hocq et Loïc Retière-Lehideux. Longtemps installée à Nantes puis à Rezé, l’entreprise a emménagé sur le site d’Océane Sud aux Sorinières en juillet 2013. « Nous avions besoin d’un bâtiment sur mesure pas trop loin de là où nous étions, ajoute le cogérant de l’entreprise. On a trouvé cette petite zone d’activités. Nous sommes passés devant la commission de Nantes Métropole Développement pour présenter notre projet, puis nous avons acheté le terrain et fait construire. » L’intérêt d’être là ? « Nous avons le projet d’évoluer, voire d’embaucher, et ce nouveau bâtiment entre dans cet objectif. Et puis, d’un point de vue géographique, c’est bien situé. » GL

Maquettes Bertho,
12 rue du Bignon, 44 860 Les Sorinières.
Tel. 09 53 32 20 20. www.maquettes-bertho.com


Pour la beauté du verre

Alexandre Buard, créateur de Lumière de sable.
Alexandre Buard, créateur de Lumière de sable.

« La beauté du verre, c’est qu’on peut lui donner vie avec la lumière… » Lorsqu’il évoque sa matière fétiche, Alexandre Buard, créateur de Lumière de sable, est intarissable. Ce miroitier pas comme les autres travaille le verre pour en tirer le meilleur, et surtout pour lui apporter des fonctionnalités parfois inattendues : portes de verre à l’aspect zébré, escalier de verre, cabine de douche sur mesure, plancher transparent, crédence de cuisine de toutes les couleurs… Et s’il réalise aussi des fenêtres en aluminium, son coeur de métier reste l’aménagement intérieur dans ce qu’il peut avoir de plus créatif. « Le verre permet toutes sortes de réalisations pour personnaliser son intérieur tout en jouant avec la lumière, dit l’irradiant quadra. On peut, par exemple, cloisonner un espace et en même temps le rendre plus lumineux avec des parois de verre, précise l’artisan. Chacun peut trouver son style et proposer ses motifs et ses formes. C’est une belle matière, mais elle ne laisse pas de place à l’erreur. Nous travaillons avec les agenceurs, les grosses miroiteries, et les architectes, qui saisissent l’intérêt de notre savoir-faire original, mais aussi, en direct avec les particuliers. » Formé chez les Compagnons, il a créé son entreprise en 2005. D’abord installée à Saint-Philbert de Grand-Lieu, puis à Bouguenais durant 5 ans, Lumière de sable a pris récemment ses aises aux Sorinières. L’entreprise compte deux poseurs de verre, une personne spécialisée dans le sablage, un chef d’atelier, et Alexandre. Installé sur le parc d’activités Océane Sud, avec l’aide de Nantes Métropole Développement, il a fait construire l’atelier pour qu’il soit adapté aux besoins de son entreprise. Un gros investissement. « Nous sommes sur une zone d’activités jeune et belle, estime l’artisan, et puis, on est proche du périphérique. Nous sommes dans de bonnes conditions pour travailler et pour accueillir nos clients. » GL

Lumière de sable,
16 rue des Coquelicots,
44840 Les Sorinières. Tél. 09 71 26 07 67


Du moulage à la décoration

Pascal Chasle, directeur général de Créastaff.
Pascal Chasle, directeur général de Créastaff.

Que peuvent avoir en commun le musée du Louvre, à Paris, STX, à Saint-Nazaire, le Sénat, la salle des pas perdus de l’hôtel Radisson Blu et le passage Pommeraye à Nantes ou encore le Leclerc de Basse-Goulaine ? Ce sont tous des clients de Créastaff, qui réalise corniches, moulages, colonnes et autres décorations de plâtre. Dans l’atelier de 1 100 m2 de l’entreprise, Créastaff, basée sur la zone d’activités des Hauts de Couëron 3, les staffeurs plâtriers s’affairent. Alors que le premier dégage une corniche de plâtre de son moule en polymère, un autre étale du plâtre liquide sur un support concave, tandis qu’un troisième range les derniers moulages avant leur livraison. Tous les styles s’affrontent là. Industrie navale, centres commerciaux, magasins et hôtels, théâtres et musées, maisons individuelles ou appartements : tous font appel à cette entreprise dont la devise est de créer, d’innover avec le plâtre, ce mal-aimé du bâtiment que l’on cherche souvent à cacher. Avec Créastaff, il trouve ses lettres de noblesse. « Un quart de notre travail concerne la restauration du patrimoine, explique Pascal Chasle, directeur général de l’entreprise. 50 % se concrétise dans le bâtiment privé et dans la rénovation, 25 % dans l’aménagement intérieur des bateaux. » Installée durant 12 ans près du Zénith de Saint-Herblain, l’entreprise de 25 salariés a dû déménager en août faute de place suffisante. Créastaff est la première arrivée sur la zone des Hauts de Couëron 3. « Nous souhaitions rester dans un périmètre proche. Le fait d’être dans un nouveau bâtiment nous apporte un nouvel élan et de meilleures conditions de travail pour nos salariés. » GL

Créastaff, ZAC des Hauts de Couëron 3,
1 impasse de la Martinière, 44220 Couëron.
Tél. 02 28 01 76 60

mise à jour le 7 janvier 2014



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