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Le choix de l’offensive et de l’investissement

Le débat d’orientations budgétaires de Nantes Métropole fixe la stratégie financière de la Métropole pour les cinq années à venir (2016 à 2020). Ce débat s’inscrit dans un contexte économique et financier contraint, avec une baisse des dotations de l’État de 50 millions d’euros, soit 7 % de ses recettes. Pourtant, Nantes Métropole fait de l’investissement une priorité pour préparer l’avenir du territoire et soutenir l’emploi.

© Opixido © Opixido

« Notre stratégie budgétaire est claire, nous faisons le choix de l’offensive avec un haut niveau d’investissement, déclare Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole. Ces investissements pour les cinq prochaines années seront au profit de l’emploi, des services rendus aux habitants et de la qualité de vie. Dans une période contrainte, continuer à investir, à hauteur de 1,7 milliards d’euros sur cinq ans, c’est essentiel pour l’emploi. » Par ses investissements directs et leur effet levier, l’action de la Métropole représente en effet un vecteur de maintien et de création d’emplois. Un euro dépensé par la Métropole, ce sont au total 4 euros investis sur le territoire, soit par les autres collectivités (Région, Département, Europe, etc.), soit par les partenaires privés, comme les entreprises.
« Dans nos grandes orientations financières, il y a d’un côté les grands projets comme la nouvelle gare de Nantes, le nouveau CHU, le nouveau Marché d’intérêt national, qui portent l’avenir de notre territoire et son attractivité, et, de l’autre, les projets qui concernent les services de proximité, le quotidien, la qualité de vie, comme la rénovation de l’usine de l’eau ou le renouvellement du matériel roulant de la Tan, cite Johanna Rolland. L’autre choix fort que nous faisons, c’est de maintenir l’enveloppe des communes, pour les espaces publics, l’achat de foncier ou les équipements intercommunaux. La Métropole est une force pour chacune des 24 communes. Tous ces choix ont été faits dans un esprit de gouvernance ouverte, qui dépasse les clivages politiques, parce que ces choix sont au service de l’intérêt général. » Quelque 470 millions d’euros seront attribués au développement économique, à l’enseignement supérieur, l’innovation, la recherche et l’attractivité touristique, culturelle et sportive. Environ 820 millions d’euros seront dédiés à l’aménagement urbain et à l’espace public sur tout le territoire, tandis que 610 millions d’euros seront consacrés aux transports, à la transition énergétique et à l’environnement.

Mais être offensif exige d’être également responsable. Alors, comment s’engager sur un tel niveau d’investissement ? La recette comporte trois ingrédients principaux.
« Nous dégagerons des marges de manoeuvre financière au moyen de trois leviers, explique Johanna Rolland. Nous ferons des économies de fonctionnement, en réduisant, par exemple, notre flotte de véhicule (120 véhicules de moins) et en supprimant les logements de fonction.» « Chaque service de la métropole est également concerné par ces économies de fonctionnement, rapporte Pascal Bolo, viceprésident de Nantes Métropole en charge du budget. Il y aura une maîtrise de la masse salariale, en préservant le haut niveau de services aux habitants. » « Si nous demandons des efforts aux habitants de la Métropole, lance Johanna Rolland, nous devons faire des efforts en interne. Nous avons un devoir d’exemplarité. »

Autre levier de financement ? « Nous aurons également un recours à l’emprunt modéré, poursuit Pascal Bolo. La dette de la Métropole est raisonnable et les taux d’emprunt, très bas, sont favorables. » Enfin, « nous faisons le choix d’augmenter la fiscalité, explique Johanna Rolland. Cette nouvelle fiscalité reposera sur les ménages et les entreprises. » L’augmentation des taxes (taxes foncières, taxes d’habitations, etc.) apportera environ 40 millions d’euros à la Métropole, chaque année, à partir de 2016 et sera contrebalancée par une baisse de la TEOM (Taxe d’enlèvement des ordures ménagères). Sur la répartition de la fiscalité, une discussion est engagée avec les 24 maires de la Métropole.


David Pouilloux

mise à jour le 5 novembre 2015



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