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L’IRCCyN « mitonne » la cybernétique de demain

Créé en 1958, l’Institut de Recherche en Communications et Cybernétique de Nantes (IRCCyN) est aujourd’hui reconnu internationalement. Ses compétences vont des systèmes mécaniques à la psychologie cognitive, en passant par la robotique et le traitement des signaux et des images.

Sophie Sakka - Photo : Patrick Garçon Sophie Sakka - Photo : Patrick Garçon
Drôle de mot que celui de « cybernétique » ! Il a le chic pour nous embarquer dans l’univers de la science-fiction et celui des robots les plus célèbres du cinéma, comme le droïde protocolaire de Star Wars, C3PO. Pourtant la science fiction d’hier est la réalité d’aujourd’hui. Il suffit pour cela d’entrer au coeur du laboratoire de l’IRCCyN, qui a tout d’un immense atelier industriel, implanté sur le campus de l’Ecole Centrale Nantes (ainsi que sur deux autres sites, Polytech’Nantes à la Chantrerie et l’IUT Nantes au centre-ville). On y croise notamment Baxter (conçu par Rethink Robotics, à Boston), un robot pas très svelte, aux bras articulés rouges, et Nao, le mignon petit robot de la société Aldebaran Robotics, leader mondial de la robotique humanoïde, venus tous les deux participer à un programme de recherches. On y découvre aussi des machines dont les mouvements automatiques répétitifs sont impressionnants de précision et de rapidité. Sophie Sakka, chercheur au sein de l’équipe « robotique », qui travaille en relation étroite avec les autres équipes de l’IRCCyN, les connaît bien. Elle est spécialisée en biomécanique, en robotique humanoïde et étudie les interactions entre ces deux champs disciplinaires. « Une bonne théorie doit être expérimentée ! affirme-t-elle, j’observe le saut, la marche et les réflexes chez les êtres humains et je traduis ces mouvements du corps en algorithmes mathématiques, afin d’intégrer leur apprentissage dans la conception des robots à venir. » À plus long terme : pour concevoir des prothèses plug-and-play pour des personnes amputées ou souffrant de tremblements liés, par exemple, à la maladie d’Alzheimer. « Il vaut mieux que les robots soient autonomes, souligne Sophie Sakka, même s’ils font souvent peur en Occident. Au Japon, ils sont là pour aider les humains, les assister quand ça va mal ou les divertir ! » Comment un robot humanoïde, équipé de caméras, de micros et de capteurs, va-t-il garder l’équilibre tandis qu’il marche ou s’empare d’un objet ? Telle est la piste de recherche que suit Sophie Sakka. Sans oublier que l’esprit scientifique se nourrit aussi de créativité. Pour cela, elle a créé depuis mars 2014 l’association « Robots ! » et organise des évènements pour faire connaître les robots aux petits et aux grands, de 8 à 88 ans. Personne ne résiste au charme de Nao relooké par la créatrice de mode nantaise Marie Rebérat !

Cécile Faver

www.irccyn.ec-nantes.fr/fr/
facebook.com/robotsassociation

mise à jour le 28 juillet 2016



Question à Anne-Marie Kermarrec,

directrice de recherche à l’INRIA Rennes Bretagne Atlantique, spécialisée en algorithmes épidémiques, en systèmes pair-à-pair et en réseaux sociaux, et responsable de la thématique « web social » lors de la conférence internationale Digital Intelligence.

Pourquoi les internautes naviguent-ils autant sur le web social ?
«Le web social, c’est-à-dire l’Internet des utilisateurs, permet de mettre en oeuvre la notion de communauté. Autrefois, le web était un espace de consultation où les utilisateurs étaient passifs, alors qu’aujourd’hui les utilisateurs ont pris la main, génèrent des contenus, partagent beaucoup, et de fait, sont les décideurs ultimes des technologies à adopter. Ceci est facilité par l’explosion des smartphones et des outils disponibles : réseaux sociaux, applications mobiles, systèmes de partage d’information, de photos, mais aussi du fait de l’ubiquité d’Internet qui permet une communication immédiate et continue. Les utilisateurs sont également très incités à l’utilisation sociale, car cela représente une immense source de business. De plus, cela correspond à un besoin communautaire. Le web social est un filtre humain au déluge d’informations auquel les utilisateurs sont confrontés. Je reste sidérée par le temps passé en moyenne par les utilisateurs sur les réseaux sociaux et l’impact potentiel de ces réseaux sur la vie des gens et des jeunes en particulier. Cela me conforte dans l’idée qu’il est nécessaire d’enseigner les rudiments de l’informatique à l’école pour que les gens comprennent comment tout cela fonctionne ! » Propos recueillis par CF
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