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L’énergie s’économise en famille

Démarré en décembre, le défi des Familles à énergie positive s’est achevé fin avril. 620 personnes se sont impliquées pour réduire leurs consommations d’eau et d’énergie.

Le défi des Familles à énergie positive s’est achevé fin avril. Cette année, 230 familles – contre 173 l’an passé – se sont inscrites pour changer leurs habitudes et économiser de l’énergie. Si la majorité des 28 équipes se sont montées dans les quartiers des communes de la Métropole, 9 se sont constituées sur leur lieu de travail. Les conseils se sont échangés entre collègues avant d’être mis en application dans les familles. Cela permet de se retrouver sur les pauses du midi ou après le travail et de faire le défi dans un autre cadre que celui de sa commune ou de son quartier. « C’est une opportunité pour fédérer les habitants autour de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, qui entre dans notre Plan Climat », dit Julie Laernos, vice-présidente de Nantes Métropole, en charge de la Transition énergétique et du Climat. « La transition énergétique doit se faire en collaboration avec les habitants, » souligne Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole. L’an passé, les habitants participant étaient parvenus à réduire de près de 300 000 kWh leur consommation, ce qui représente 52,3 t de gaz à effet de serre, soit l’équivalent des émissions annuelles liées aux déplacements de 50 personnes. Une économie de 270 € en moyenne.

Gwenaëll Lyvinec


« Engagés pour prendre de bonnes habitudes »



Karine et Christophe Anselme-Moizan, Lou-Anne 14 ans, Manon 12 ans et demi et Laura 9 ans vivent à Carquefou. Ils ont suivi le défi via les réunions qu’a menées Karine au sein de l’Institut national de recherche agronomique (INRA) après le travail. « Je souhaitais apprendre à mes enfants à acquérir de bonnes habitudes, explique Karine. Au départ, j’étais un peu la seule à la maison à faire attention. Et puis, un dimanche, mes collègues sont venus échanger sur le défi lors d’un goûter crêpes. Là, ça a été le déclic pour mes enfants et mon mari. » « Nous avons mis des mousseurs sur les robinets, ajoute Christophe, et un programmateur sur la Box pour la nuit. Relever les compteurs régulièrement nous a aussi permis de contrôler nos consommations. » « C’est important pour la planète », assure Lou-Anne qui veille maintenant à débrancher sa prise de portable et sa chaîne hi-fi. « Moi, j’éteins les lumières quand je sors d’une pièce », précise Laura. « Et moi, je passe moins de temps sous la douche », assure Manon. Bilan : la famille a réduit sa facture. Mais le plus dur reste à faire : transformer ces efforts en habitudes !


« On a bien baissé notre consommation »



À La Chapelle-sur-Erdre, Guillaume Mevel a suivi le défi au sein de l’entreprise QOS Energy, avec 7 de ses collègues. « Tous les quinze jours-un mois, on fait un point sur la pause déjeuner. Le capitaine de l’équipe présente le tableau de nos consommations et la quantité de gaz à effet de serre que cela représente, explique Guillaume. Et on découvre des disparités importantes en fonction des habitations des uns et des autres. » Dans leur maison des années 2 000, Guillaume et son épouse Maud surveillent leurs consommations d’énergie. « Nous sommes au tout-électrique, explique Maud. Nous avons installé des ampoules basse consommation et des lampes à LED. En revanche, il y a des choses qu’on n’a pas appliquées, comme de tout éteindre la nuit, notamment le téléphone fixe. » Les deux enfants du couple, Julie 2 ans et Damien 4 ans, sont encore un peu jeunes pour s’investir, « mais on les initie pour réduire l’utilisation d’eau et éteindre les lumières en sortant des pièces ». Au final, « en comparant avec des voisins qui ont la même maison que nous, on constate que l’on a bien baissé notre consommation », assure Guillaume. « Et nos émissions de gaz à effet de serre », renchérit Maud.


« Des petites mesures qui ont des effets »



Erwan Lemaire vit en colocation dans un appartement à Nantes. Il a mené le défi avec Perrine Rivier, sa colocataire, en prenant conseil sur son lieu de travail, le Centre de l’habitat, à Nantes, via le capitaine qui a suivi chaque participant individuellement. « Je me suis d’abord inscrit dans l’objectif de contribuer au développement durable, explique Erwan. Ensuite, avec Perrine, on a mis en application plein de petites mesures et on en déjà vu les effets sur notre facture, qui a été réduite. » Les deux jeunes gens ont aussi trouvé leur modus operandi : « Maintenant, on ne chauffe à 19 °C que les pièces où nous sommes présents, comme les chambres et le salon, et on éteint les radiateurs des pièces de passage (couloir, salle de bains, cuisine…). Comme nous n’avons pas les mêmes horaires, cela évite de chauffer en continu. » Le défi leur a aussi révélé des « surprises » : « Avec le wattmètre prêté pour le défi, on a découvert que la lampe halogène consommait énormément. » Le plus difficile ? « Réduire la douche quotidienne ! J’ai dû le faire petit à petit pour passer d’une douche de plus de 10 mn à une de 5 minutes. Mais ça fait économiser l’équivalent d’un bain chaque jour et j’utilise moins d’électricité pour chauffer l’eau… »


« Le défi reste très abordable et sympathique »



N’Doumbé, 7 ans et demi, Nourou, 9 ans, Thierno, 10 ans, Seynabou 12 ans, et leurs parents Catherine et Moussa Diop habitent à Vertou. Dans leur maison mitoyenne de construction récente, ils se chauffent au gaz, ont des panneaux solaires pour l’eau chaude l’été et utilisent l’électricité au quotidien pour la cuisine et les appareils électriques. Catherine est membre de l’équipe « mairie de Vertou : Vertou&Co ». Dans la famille, tout le monde s’est adapté au défi. Thierno, a été le plus actif. « Je pense que c’est important d’économiser l’eau, l’électricité, le gaz… et l’argent », précise le garçon. « Maintenant, je passe moins de temps sous la douche, j’éteins les lumières en sortant d’une pièce, et puis, on aère les chambres avant de partir le matin. » N’Doumbé, sa petite soeur, reprend : « On ferme aussi les volets assez tôt le soir, pour garder la chaleur. » « Dès le début, nous avions plein de bonnes intentions et nous avions déjà de bons réflexes, précise Catherine. Cela dit, le défi nous a permis de découvrir les consommations réelles des appareils en veille : (TV, Box…) et des appareils très énergivores… mais peu utilisés en journée (bouilloire, grille-pain…). On a constaté que les doubles rideaux apportaient du confort en plus, côté chaleur… Le défi est très abordable et sympathique, mais ce pourrait être plus long, pour bien ancrer les nouvelles habitudes. »


Textes : Gwenaëll Lyvinec / Photos : Patrick Garçon


mise à jour le 5 mai 2015



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