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L’ancien Palais de Justice réinventé en hôtel 4 étoiles

L’ancien Palais de Justice installé place Aristide Briand à Nantes a connu une cure de jouvence pour devenir un hôtel 4 étoiles : le Radisson Blu. Découverte d’un patrimoine réinventé.

Une page de l’histoire nantaise s’est tournée avec le transfert du Palais de Justice sur l’île de Nantes. Une nouvelle s’écrit depuis le 19 novembre avec l’ouverture des portes de l’hôtel 4 étoiles Radisson Blu. « Ce bâtiment fait partie de l’histoire nantaise, confie Alain Robert, conseiller communautaire et adjoint au maire de Nantes en charge de l’urbanisme. C’est un lieu emblématique, accessible. » Le projet de grande ampleur a démarré en 2004. « Nous avons hérité de ce bâtiment et la question de son devenir s’est posée », raconte Philippe Grosvalet, président du conseil général. Trois équipes sollicitées par le département ont donc planché sur un scénario possible pour transformer le lieu. Et la solution de l’hôtel s’est présenté « comme une évidence ». « Nantes n’avait pas d’hôtel de standing, poursuit l’élu, il fallait que la métropole ait un tel attribut pour rayonner sur le plan économique et touristique. » Un appel d’offres à ensuite été lancé et le groupe Rezidor, auquel appartient le Radisson Blu, a remporté le marché. « La ville capte des séminaires à Nantes parce que ce type d’hôtel existe, souligne Cyril Casabo, directeur du nouvel établissement. 50 % de nos séminaires confirmés n’auraient pas dû se passer à Nantes sans l’hôtel. » « L’arrivée de ce type d’hôtel prouve que Nantes est devenue une destination pour le monde des affaires et celui du tourisme », assure Jean Blaise.
Le conseil général a donc fait signer un bail au Radisson Blu pour 80 ans en contrepartie d’un loyer.

Patrimoine vivant
Dans la vaste salle des pas perdus de l’ancien Palais de Justice de Nantes, d’immenses tapis réchauffent l’atmosphère. Des fauteuils fuschia, des gris, des marrons, attendent les clients. Un bar « Le préambule » est encastré dans un coin de l’immense salle laquée de blanc. « Dans des lieux aussi magiques que la salle des pas perdus et la salle des assises, il fallait faire des lieux de vie, estime Jean-Philippe Nuel, architecte d’intérieur et designer de l’agence Nuel en charge de la décoration des lieux. Ce bâtiment de plus de 150 ans a trouvé un nouveau sens ». Ce « défi architectural », a duré 27 mois, au gré de belles découvertes, comme les combles exploitables qui permettront d’accueillir plus de 40 chambres, et de mauvaises surprises comme les parquets, beaucoup plus abimés que prévu et qu’il a fallu remplacer dans la grande majorité, ou le fronton branlant qu’il a fallu consolider. « Ces opérations sont essentielles dans la vie d’une ville et les difficultés valent le coup d’être surmontées », assure Jacques Cholet, architecte de l’agence parisienne DTACC architecture. Une vingtaine d’entreprises, dont la majorité était locale ou régionale, ont donc œuvré pour faire du lieu un hôtel de luxe. 142 chambres, au design en « clair-obscur » évoquant le patrimoine nantais, sont ainsi proposées aux clients.
« Le fait que ce soit devenu un hôtel est une véritable renaissance pour la place, qui va se prolonger avec la restauration de l’ancienne caserne Lafayette et l’arrivée des thermes de Saint-Malo pour le quartier, précise Alain Robert. C’est un bâtiment qui est ancré dans la ville et qui va rester un lieu ouvert. »
Pour Philippe Grosvalet, « le résultat est le signe que le patrimoine est toujours vivant. C’est aussi une démonstration que nous pouvons trouver de belles complémentarités entre initiative privée et intérêt public. »



Texte : Gwenaëll Lyvinec
Photos : Franck Tombs

mise à jour le 15 février 2013



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