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« Eco-Innovation Factory » - Atlanpole et les éco-entrepreneurs innovent

Atlanpole vient de lancer un nouveau dispositif « Eco-Innovation Factory », dédié aux entrepreneurs de la filière énergies-environnement. Décryptage.

Samuel Bachelot Samuel Bachelot
L’éco-innovation est une mine d’or qui regorge de petites pépites entrepreneuriales cachées. On les déniche, ici et là, dans le champ de l’énergie, dès qu’il est question de produire des énergies renouvelables, telle l’énergie des vagues, ou de concevoir des systèmes sobres en énergie comme, par exemple, des technologies d’éclairage LED. On les découvre aussi dans le champ de l’environnement dès qu’il s’agit de traiter l’eau ou les déchets. « Nous sommes à l’heure de la transition énergétique. Les défis sont énormes, tant en termes de réduction des consommations que de nouvelles sources d’énergie. Le calendrier est ambitieux et court ! L’écoinnovation, source de différenciation, peut être un moyen d’accélérer cette transition », affirme Samuel Bachelot, chargé de mission à Atlanpole, responsable d’Eco-Innovation Factory, un nouveau dispositif, lancé en mai 2013, en partenariat avec Nantes Métropole, l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et Go Capital (société de gestion de fonds d’investissements pour jeunes entreprises innovantes). L’objectif : donner un coup de pouce aux éco-entrepreneurs, ancrés en Loire-Atlantique et en Vendée, pour sécuriser le démarrage de leurs activités innovantes, consolider leur stratégie et les mettre en orbite dans l’écosystème d’innovation. La méthodologie : des ateliers collectifs – par exemple, autour du développement d’un modèle économique « nouvelle génération » – et des séances de coaching individuel sont organisés pendant six mois, jusqu’en février 2014 pour les primo-lauréats d’Eco-Innovation Factory. « Nous souhaitons être un contributeur majeur de la filière énergies-environnement du territoire en soutenant l’émergence d’entreprises innovantes », souligne Samuel Bachelot.

Cécile Faver

www.atlanpole.fr


Des éclairages vraiment éclairants

Stéphane Guillot et Etienne Beneteau
Stéphane Guillot et Etienne Beneteau

Actiled est une source lumineuse, découverte par des sourciers pas comme les autres. L’innovation coule dans leurs veines. Etienne Beneteau et Stéphane Guillot savaient depuis longtemps que les LED fonctionnaient grâce à des diodes aussi électrolumiscentes que les lucioles (qui ont inspiré les chercheurs scientifiques). Ils avaient aussi remarqué que les ampoules à LED qui consomment peu… éclairent peu ! Que faire ? Est-ce l’ampoule ou la lampe qui manque de luminosité ? Actiled a trouvé la solution : fabriquer des sources de lumière LED sur mesure (sous forme de « cartes électroniques », qui ont une durée de vie de 13 ans pour une durée d’éclairage moyenne de 10 heures par jour), adaptées à une lampe ou un objet éclairant, et économes en énergie. C’est l’aventure dans laquelle s’est lancé le duo fondateur d’Actiled depuis deux ans. Aujourd’hui, hébergés à Orvault, dans les locaux d’Alcatel-Lucent (dans le cadre d’Arc Bretagne Atlantique), ils affinent la stratégie de développement d’Actiled (créé officiellement depuis octobre 2013), afin de proposer leur éco-innovation aux fabricants de luminaires. La cible : les commerces et les bureaux qui ont décidé de remplacer leurs ampoules ou leurs néons énergivores. « Allier l’écologie à l’innovation nous convient bien, affirment Stéphane Guillot et Etienne Beneteau. Être lauréat d’Ecoinnovation Factory est une chance, pour clarifier notre modèle économique, mettre en place les bons outils et bien nous positionner. Nous visons l’Europe ! » Où l’heure des éco-changements a déjà sonné.

Cécile Faver

www.actiled.com


Un alliage entre océan et technologie

Joseph Cordonnier
Joseph Cordonnier

OceanSwing a pour moteur l’audace. Née en octobre cette année, cette très jeune entreprise du territoire voit loin. Imaginez en 2020 une ferme d’un autre type au large des côtes atlantiques, parsemée d’étranges bouées : des machines houlomotrices, c’est-à-dire qui savent transformer l’énergie des vagues en électricité. C’est le projet d’OceanSwing. Cofondé et copiloté par Joseph Cordonnier, Aymeric De Cagny, Félix Gorintin et David Sineau, accompagné par Alain Clément, chercheur au Laboratoire de mécanique des fluides de l’École centrale de Nantes, OceanSwing avance étape par étape, de la modélisation numérique au prototypage, après plusieurs étapes-tests de validation technologique à l’échelle 1 et d’essais (prévus au sein de la plate-forme SEM-REV, au large du Croisic). « Nous souhaitons développer une technologie française, ancrée localement, d’autant plus qu’il n’y a aucun leader affirmé dans le monde pour l’instant, affirme Joseph Cordonnier. C’est aussi l’intérêt de la région Grand Ouest. » L’idée : faire grandir OceanSwing selon deux axes de développement industriel, technologique grâce aux machines Searev (une technologie issue de dix ans de recherches au CNRS) et géostratégique (projets d’implantation de fermes houlomotrices en fonction des sites, législation, logistique). Pré-incubé entre les murs de l’École centrale de Nantes depuis l’été 2013, OceanSwing est aujourd’hui l’un des lauréats du dispositif Eco-Innovation Factory. Afin d’affiner et de définir en six mois son modèle entrepreneurial.

Cécile Faver

www.oceanswing.fr (lancement fin 2013) ou contact@oceanswing.fr


Savourer en ville le goût de vivre ensemble

Karine Niego
Karine Niego

Green Raid aime aller là où on ne l’attend pas. Avec le sourire et une dose infinie d’empathie pour la ville où elle est née, en l’occurrence, Nantes, son terrain de jeu et d’expériences préféré. Green Raid est une application web qui rend service et qui apprend à être « green ». « Être green, ce n’est pas être écolo, c’est chercher un réparateur de machine à laver, au lieu d’en d’acheter une nouvelle, explique Karine Niego, directrice de Green Raid. C’est avoir une vision globale du vivre ensemble, dans une ville qui vit en phase avec ses habitants et son environnement naturel. Une ville éveillée ! » Quand on clique sur l’application Green Raid, que trouve-t-on ? Des bons plans locaux, responsables, sociaux et solidaires, en français et en anglais. Surprenants ! Où acheter des tickets de bus quand on arrive à la gare de Nantes? Un sandwich fabriqué en boulangerie ? Des produits bio sur un marché ou directement vendus à la ferme ? Où rencontrer un « Robin Débrouille » ? Tout y est référencé et géolocalisé. Impulsé en juin 2012, Green Raid est aujourd’hui un projet sociétal et économique d’entreprise sur le point d’éclore. « Participer au dispositif atlanpolitain Eco-Innovation Factory m’aide à structurer solidement les fondations de mon projet, afin d’être à même de le décliner sur d’autres villes européennes et même à l’international ». À terme, à Nantes, l’objectif est de créer des emplois et de mettre en place un maillage entre les commerçants, les collectivités territoriales, le monde associatif, la sphère touristique et les habitants.

Cécile Faver

www.greenraid.fr
www.facebook.com/Green-RAID


Des matériaux bio-sourcés polyvalents

David Ambs
David Ambs

Culture iN est convaincue que la nature a beaucoup à nous apprendre. Une idée l’anime, depuis sa rencontre avec le lin des plaines de Caen : remplacer les plastiques pétrochimiques, par exemple ceux des sols ou des revêtements muraux de nos habitations, par un nouveau matériau composite, à base de fibres végétales (lin, chanvre…). Concrètement: fabriquer mécaniquement, au sein d’un atelier, des matériaux bio-sourcés, sans solvant chimique ni eau, sous forme de plaques, de rouleaux ou de laizes standard, et les vendre à des industriels du monde de la confection, de la maroquinerie, de la décoration intérieure, du mobilier… pour qu’ils les façonnent et les assemblent en fonction de leurs futurs produits (coques de smartphone, valises, isolants phoniques muraux...). « La R&D (Recherche et Développement) est au coeur de l’activité de Culture iN. Elle est en train d’établir la preuve du concept, déclare David Ambs, créateur en solo de Culture iN depuis 2008. L’objectif est de proposer au final des solutions renouvelables et saines, aussi esthétiques, techniques qu’écologiques. ». Prochaine étape avant la fin 2013 : une présérie de produits destinés à alimenter les projets d’étudiants en design, tels ceux de l’École de Design Nantes Atlantique. « Être lauréat du dispositif Eco-Innovation Factory, c’est un bon moyen pour se sentir boosté et de booster son projet d’entreprise en structurant son développement et en entrant dans les réseaux d’innovation du territoire », affirme David Ambs. Culture iN s’installera bientôt dans la région. On lui souhaite la bienvenue.

Cécile Faver

www.culturein.eu

mise à jour le 4 novembre 2013



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