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Angers Nantes Opéra et Rennes sur des voies rapprochées

Nantes Métropole, les Villes d’Angers et Rennes créent une structure associative, Opéra en Grand Ouest, pour faciliter le rapprochement entre leurs deux maisons lyriques. Alain Surrans, arrivé en janvier de l’Opéra de Rennes pour diriger Angers Nantes Opéra, s’y emploie déjà. Rencontre.

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Depuis votre arrivée début 2018, après 12 ans passés à Rennes, vous portez un projet lyrique commun entre Angers Nantes Opéra et l’Opéra de Rennes. Qu'avez-vous impulsé ?
En réalité, j’ai commencé à travailler dès le printemps 2017 sur la programmation d’Angers Nantes Opéra. Les villes étaient déjà en réflexion et le principe d’un rapprochement avec Rennes était déjà acté, même s'il n'était pas formalisé. Deux productions communes, « The Beggar’s Banquet » et l’oratorio « San Giovanni Battista », étaient programmées pour la fin 2018. Mais nous allons vraiment commencer à travailler ensemble à partir du « Bal masqué » de Verdi, avec des représentations en mars-avril 2019, et la première production en grandeur nature sera « Le vaisseau fantôme » en mai et juin, pour 13 représentations entre les trois villes. Notre ambition, c’est de monter ensemble, chaque année, deux productions à Nantes et deux à Rennes, avec les orchestres, plus une que l’on peut faire tourner sur les deux régions. Pour la saison 2019-2020, nous avons déjà acté les quatre coproductions entre nos deux maisons lyriques. Et d’autres projets sont possibles en fonction des projets et des envies, des publics...

Concrètement, comment s’organise ce rapprochement ?
Angers Nantes Opéra a une convention avec l'Orchestre national des Pays de la Loire ; de son côté Rennes est lié à l'Orchestre symphonique de Bretagne. Nous avons aussi un chœur dans chacune des villes, deux ateliers de décors, deux ateliers de costumes.  L'idée, c'est que sur les projets communs avec Rennes, on ne change ni d’orchestre, ni de chœur et de solistes, ni de costumes, ni de décors. Exactement comme on le fait déjà entre Nantes et Angers.

Au delà d’économies d'échelle, qu’apporte la mutualisation ?
Cela nous permet d'avoir des projets qui ont de la pêche, de jouer dans la cour des grands en terme de représentations, donc de toucher un public plus large. L'intérêt, aussi, c’est que les répétitions ayant lieu dans l’une ou l’autre salle, on récupère du temps disponible pour d'autres propositions. Le théâtre Graslin accueillera ainsi plus de 80 manifestations dans la saison. C'est un très bon taux d'occupation.

Qu’en est-il des collaborations locales ?
Je souhaite que cette maison soit très ouverte ! Angers Nantes Opéra travaille déjà avec la Soufflerie, le Grand T, j’ai fait entrer le Centre chorégraphique national de Nantes. Nous sommes associés au festival Trajectoire(s). Nous avons pu aussi accueillir l’Open de squash, et nous attendons Philip Glass avec le lieu unique, un concert d’Art scènes, des concerts du conservatoire...

Une autre nouveauté pour cette saison ?
Nous avons une nouvelle programmation autour de la voix : les « Voix du monde » et « Ça va mieux en le chantant », un cycle de 5 concerts qui sollicite le public et peuvent intéresser toute la famille. Le chœur est au centre et fait chanter des extraits d'opéras, de comédies musicales, de la chanson… C'est assez ludique et cela rappelle que tout le monde a une voix !

mise à jour le 5 octobre 2018



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