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Alstom et STX s’ancrent dans le pôle métropolitain

Les chantiers navals de Saint-Nazaire étaient en effervescence lundi 21 janvier. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et trois de ses ministres étaient en visite dans la cité maritime pour évoquer la création d’usines de fabrication d’éoliennes à Alstom, et le contrat de 1 milliard d’euros remporté par STX pour la construction d’un navire géant.

Alstom et STX s’ancrent dans le pôle métropolitain Alstom et STX s’ancrent dans le pôle métropolitain
Dans le vaste entrepôt d’Alstom, une grosse nacelle d’éolienne en suspend tourne sur elle-même, lentement. L’engin, tête métallique grise qui supportera les pâles d’une éolienne, est impressionnant. Devant le mastodonte, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, accompagné de Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des finances, d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, de Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie.
En visite à Saint-Nazaire lundi 21 janvier, le Premier ministre est, symboliquement, venu assister au lancement des travaux de deux nouvelles unités de fabrication de turbines éoliennes offshore à Alstom. Ces deux usines seront dédiées à l’assemblage des nacelles et à la fabrication des alternateurs de l’éolienne offshore Héliade 150. Elles seront implantées à Montoir-de-Bretagne et devraient permettre de créer 300 emplois directs et près de 2000 indirects. En 2014, elles remplaceront l’atelier temporaire de Saint-Nazaire où Alstom produit déjà les préséries de l’Héliade 150. « Notre pays a un avenir industriel, nous en avons là un exemple concret, souligne le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. C’est ici, dans ces nouveaux ateliers de fabrication que les futures éoliennes off shore vont se développer. C’est aussi l’opportunité de développer une nouvelle filière économique autour de la croissance verte. » C’est également autour de cette thématique des énergies marines renouvelables que se développe Alstom, qui va créer un centre d’ingénierie spécialisé dans ces énergies, qui s’installera sur Nantes. Il permettra l’embauche de plus de 200 personnes. « Il s’implantera dans l’environnement de l’IRT Jules Verne (Institut de recherche technologique), précise Gilles Retière, président de Nantes Métropole et du pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire, du fait de la présence des nombreux laboratoires. C’est extrêmement positif pour le pôle métropolitain. On revient à cette idée de croisement entre les unités de recherche et les entreprises. » Pour asseoir ce partenariat, une convention a été signée entre Alstom, le pôle métropolitain Nantes-Saint-Nazaire, le conseil régional des Pays-de-la-Loire et la communauté d’agglomération de Saint-Nazaire (Carene).

1 milliard d’euros
La visite ministérielle se poursuivait sur le MSC Preziosa, dernier paquebot de croisière construit par les chantiers nazairiens. L’occasion de rappeler le contrat d’un milliard d’euros signé en décembre dernier par STX pour réaliser l’Oasis 3, immense paquebot de 361 m de long et 17 500 places. « L’industrie du futur se construit ici, soulignait le Premier ministre. Se concentrent là des compétences techniques exceptionnelles et une capacité d’innovation qui ne s’est jamais démentie. Ce contrat illustre le fait qu’une offre de qualité, alliant l’excellence technologique à un haut niveau de compétence, permet de  rivaliser avec n’importe quel concurrent. »
Le chantier nécessitera 10 millions d’heures de travail. « Nous avons des compétences à renforcer avec des ingénieurs, des chaudronniers, précisait Laurent Castaing, directeur général de STX France. Les créations d’emplois seront pour la fin 2013, du côté des cols blancs dans un premier temps. » L’avenir ? « Nous sommes un grand chantier spécialisé en grands paquebots, et nous allons continuer à construire des grands paquebots, ajoute-t-il. Maintenant, il nous faut aussi d’autres pieds sur lesquels nous puissions nous appuyer, c’est-à-dire que nous devons nous diversifier, dans les énergies marines renouvelables, par exemple. Sur ce marché, nous sommes en situation d’être compétitifs aujourd’hui sur l’ensemble de l’Europe. » Ce développement industrielle est, en outre, en accord avec l’objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre en produisant de l’énergie renouvelable à partir du vent ou des courants marins. « La filière des énergies marines renouvelables en France est une des priorités sur lesquels sont mobilisés les investissements d’avenir », insistait le Premier ministre avant de conclure : « Le gouvernement croit à l’avenir de l’industrie en France et s’il y a bien une région où l’on y croit depuis longtemps, parce qu’on a su se renouveler, parce qu’on a su inventer,  parce qu’on a su se battre, innover, c’est bien cette région. »
Gwenaëll Lyvinec

mise à jour le 30 janvier 2013



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