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2013 au Muséum : un hérisson sous le paillasson...

En 2013, à l’occasion de l’année Capitale Verte de l’Europe, le Muséum d’Histoire Naturelle propose une programmation toute particulière pour valoriser la biodiversité locale, particulièrement riche. Parés pour l’aventure ?

Le muséum d'Histoire Naturelle propose une belle programmation Le muséum d'Histoire Naturelle propose une belle programmation
L’exploration commence par un parcours le long du fleuve. Visible dès aujourd’hui au Muséum, l’exposition « L’Estuaire, une histoire naturelle ? » nous emmène à la découverte des zones humides. Elle offre cette année un éclairage particulier sur certains animaux, comme le héron cendré ou le hérisson, qui ont tous un point commun. Mais nous n’en dirons pas plus...

« Si le Muséum de Nantes a souhaité participer à l’évènement Capitale Verte, explique son directeur, Pierre Watelet, « c’est en tant que conservatoire de la biodiversité locale ». Dans ses réserves, un véritable trésor patrimonial. « Durant la deuxième moitié du XIXe siècle, de nombreux inventaires régionaux ont été menés par des naturalistes. Ces inventaires ont considérablement enrichi les collections du Muséum. Et les animaux et les plantes, qui étaient alors prélevés, constituent aujourd’hui une photographie de ce qu’était la biodiversité de l’époque ». Des espèces qui ont parfois disparu du paysage local. C’est le cas du castor, qui vivait encore sur les berges de la Loire à la fin du XIXe siècle. D’autres espèces sont apparues plus récemment, et ne figurent pas parmi les spécimens collectés à l’époque. L’ibis sacré, par exemple, a colonisé les zones humides après avoir été importé d’Afrique pour les parcs zoologiques. Toutes ces observations permettent de mesurer l’évolution de la biodiversité régionale, et font des Muséums d’Histoire Naturelle des lieux de ressources sans pareil.

Depuis, les techniques d’inventaire ont évolué. Les espèces sont photographiées, leur présence est cartographiée. Face à la problématique de l’érosion de la biodiversité, on encourage aussi la participation du grand public. « Tout le monde peut, aujourd’hui, prendre part à un programme d’inventaire avec de véritables enjeux scientifiques », affirme Marie-Laure Guérin, en charge de la programmation autour de l’évènement. Il peut s’agir d’observer et de compter les oiseaux qui font escale sur votre balcon ou dans votre jardin. Mais ce n’est qu’un exemple. Le Muséum s’est donc rapproché de plusieurs associations locales telles que Bretagne Vivante, ou la LPO 44 (Ligue de Protection des Oiseaux), pour imaginer l’exposition « Nature Urbaine : témoignez de la biodiversité. » « Nous voulions sensibiliser les Nantais de l’agglomération à cet environnement particulier, et leur montrer qu’ils peuvent, eux aussi, être acteurs de la préservation de la biodiversité ». Visible à partir de mai 2013, cette exposition présentera des programmes d’inventaires locaux. En tant que lieu de ressource, le Muséum est régulièrement sollicité pour l’identification d’insectes et autres arthropodes trouvés dans la salle de bain ou la cuisine. Pour apprendre aux visiteurs à reconnaître les plus communs d’entre eux, un espace leur sera réservé au sein de l’exposition « Nature Urbaine : témoignez de la biodiversité. »

Pour terminer l’année en beauté, le Muséum accueillera l’exposition « InvenTerre » conçue par la Cité de l’Espace de Toulouse. « Les visiteurs seront invités à prendre un peu de hauteur et à passer de l'observation du jardin et de leur environnement proche à l'observation de la planète ». Une manière d’adopter un point de vue plus global, et de considérer les questions environnementales sous un autre angle, à travers l’œil des satellites.

L’exposition L’Estuaire, une histoire naturelle ?, sera visible jusqu’à août 2013. Elle a été pensée comme une exposition de préfiguration : le Muséum a enrichi ses collections et sa documentation sur la faune et la flore locales, en vue d’ouvrir un jour une salle d’exposition sur les richesses écologiques des zones humides.

Texte : Karine Braud
Photos : ©Muséum de Nantes/Patrick JEAN

L'ibis sacré colonisait les zones humides de la région
Introduit par l'homme, l'ibis sacré a colonisé les zones humides de la région et prospère encore aujourd'hui.

mise à jour le 15 mars 2013



À vos agendas !

Dès maintenant et jusqu’à août 2013 : L’Estuaire, une histoire naturelle ?
À partir du mois de mai : Nature urbaine : témoignez de la biodiversité.
À partir du mois d’octobre : InvenTerre - Regards sur un vaisseau planétaire.
Sans oublier Les Mardis muséuM, cycle de conférences du Muséum de Nantes. À venir au mois de mars : Les déchets, de nouvelles ressources à maîtriser, par Marc Janin, Ingénieur et animateur secteur déchets, ADEME Loire-Atlantique et Pascale Boutault, Responsable service traitement, direction déchets, Nantes Métropole.

Plus d’informations sur le site internet du Muséum de Nantes : http://www.museum.nantes.fr
Nantes Métropole — 2, Cours du champ de Mars — 44923 Nantes Cedex 9 | Tél. 02 40 99 48 48