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Nantes, tout un monde numérique

La métropole nantaise est une place forte du numérique en France. Candidate au label national French Tech, elle trace sa route numérique avec brio.

Sophie Sakka, chercheuse à l’IRCCyN aime présenter ses robots au grand public - Photo : Patrick Garçon Sophie Sakka, chercheuse à l’IRCCyN aime présenter ses robots au grand public - Photo : Patrick Garçon
Une télévision numérique, un appareil photo numérique, un festival du numérique, l’économie numérique… Le mot numérique est aujourd’hui partout, mais que recouvre-t-il au juste ? En fait, dans le langage courant, le mot numérique a remplacé le mot informatique si cher à nos années 80 et 90. Mais dans l’univers numérique qui nous entoure, on peut mettre beaucoup d’autres choses que les ordinateurs et les programmes qui les font tourner. Le numérique, ce sont aussi les lignes à très haut débit qui permettent l’accès à l’Internet, les sites Internet et les services qui vont avec (banque, commerce en ligne, etc.), les matériels (ordinateurs, tablettes, téléphones, etc.), les logiciels de nos ordinateurs, les images de synthèse (design, simulation, réalité virtuelle, etc.), les labos de recherche en informatique, robotique, et toutes les entreprises qui gravitent dans cette filière en plein boom ! « Sur la métropole nantaise, on compte 1 400 entreprises dans ce secteur d’activités, pour 19 000 emplois, et 450 chercheurs, rapporte Franckie Trichet, adjoint au maire de Nantes en charge de l’innovation et du numérique, et conseiller communautaire. C’est un secteur clé de notre économie : il y a là les métiers et les emplois d’aujourd’hui et de demain. L’écosystème numérique nantais est incroyablement dynamique. »

Écosystème numérique ? C’est l’ensemble des « acteurs » du numérique, avec, au premier rang, les chefs d’entreprise, les chercheurs, les investisseurs, les associations, qui travaillent en réseau et organisent des événements (plus de 500 par an), dont le très couru Web2day ou la Digital Week (semaine du digital, autre mot pour dire numérique, à la mi-septembre). « Ces temps forts sont des lieux d’échanges qui consolident le tissu numérique, estime Franckie Trichet. Ils encouragent les rencontres et favorisent l’émergence de projets collaboratifs. » Quartier de la Création, Hub Créatic, IRT Jules Verne, sont, eux, les haut-lieux du bouillonnement des start-ups du numérique. « C’est notre colonne vertébrale, souligne Frankie Trichet. La halle 6, sur l’Île de Nantes, avec ses 10 000 m2, ouvrira en 2017 et sera la pièce maîtresse de notre édifice numérique. » « À Nantes Métropole, nous avons un écosystème numérique créatif, engagé et une volonté de faire ensemble. C’est une richesse, estime Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole. Nous avons l’ambition que Nantes Métropole devienne, à l’horizon 2025, l’un des écosystèmes les plus vibrants, inspirants et influents d’Europe pour les entrepreneurs du numérique. »

Consciente de ses forces numériques et de sa capacité à innover, qui la placent dans le peloton de tête en France, Nantes Métropole est ainsi candidate à la labellisation « Métropole French Tech », lancée par le gouvernement, sous le nom de « Nantes Tech ». Un dossier a été remis avant l’été à Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat en charge du Numérique, venue à Nantes prendre le pouls numérique de la métropole. « Il est très important de montrer aux investisseurs étrangers qu’il se passe beaucoup de choses en France et dans nos territoires, déclare-telle. Il faut également que nos entreprises ne soient pas rachetées et qu’elles déménagent lorsqu’elles ont du succès, mais qu’elles se développent et créent des emplois ici. »
« Le numérique doit être un accélérateur d’emplois, poursuit Frankie Trichet. Notre objectif :
+ 5 000 emplois d’ici à 2020. Et le web n’est pas le seul secteur concerné. Via la santé, les énergies renouvelables ou l’aéronavale, par exemple, l’industrie classique est aussi dans le bain numérique qui sera un ingrédient des usines du futur. »
« Mais dès à présent, nous avons l’ambition de rendre la ville plus facile à nos habitants grâce au numérique, déclare Johanna Rolland. Nous devons notamment agir pour que celles et ceux qui n’y ont pas encore accès ou qui ne savent pas encore utiliser toutes ces nouvelles technologies puissent le faire. Le numérique doit être au service de la population, du lien entre les gens et du lien avec leur ville. »


David Pouilloux


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mise à jour le 19 septembre 2014



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