le 14 novembre 2011
Six dirigeants d’entreprises et d’organismes de formation et d’emploi se sont réunis le 14 novembre autour d’une double table ronde organisée par l’Agence d’urbanisme de l’agglomération nantaise (AURAN) et Nantes Métropole Développement dans le cadre de Ma Ville Demain. Pour répondre à des questions ouvertes sur les futurs souhaitables et autour de deux principaux débats.
Premier débat :
Technologies de l’information et de la communication (TIC), activités financières, agroalimentaire, aéronautique, industrie navale et nautisme sont les principaux secteurs clés de l’économie métropolitaine. Comment attirer et fidéliser les salariés dans les entreprises ?
Noël Lemasson
Responsable de Sopra Group à Nantes, une entreprise de conseils et services dans le domaine des TIC
Son point de vue : « Sopra Group a une culture d’entreprise très forte. Nous recrutons des ingénieurs SSI qui ont des ambitions de carrière à long terme. Notre projet en 2012, c’est de recruter 150 stagiaires, c’est-à-dire équivalent au nombre d’ingénieurs en dernière année, avec une embauche à la clé. Pour cela, nous lançons des soirées « long dating » pour bien se connaître.»
Laurent Pastier
Directeur de Cotecna France, une entreprise spécialisée dans la sécurité du commerce des marchandises, implantée à Nantes depuis 2009
Son point de vue : « Nantes a accueilli notre entreprise, et nous avons embauché 25 personnes. Adapter la vie de l’entreprise à la vie du salarié, c’est important pour nous. Par exemple, au niveau de la souplesse des horaires en fonction du temps passé dans les transports pour effectuer le trajet domicile-travail. Le fait de vivre près de son entreprise est à atout à Nantes ! »
Hervé Bonnet
Responsable Statistiques à Pôle Emploi des Pays de la Loire (organisme d’accompagnement des personnes en recherche d’emploi)
Son point de vue : « On vit dans une bulle démographique. Quels seront les métiers de demain, pour faire face au nombre croissant de retraités alors que la population active stagne ? Les entreprises vont chercher à recruter des mêmes profils et à être attractives pour mieux se différencier. On parle déjà de guerre des talents ! On pourrait imaginer des petits clusters spécialisés, par exemple à l’international ou en recherche et développement. »
Deuxième débat :
Les réserves planétaires de pétrole diminuent ; le prix du baril augmente. Comment gérer la raréfaction des ressources naturelles, les transformer en atout et relever le défi énergétique, alimentaire et social ?
Thierry Ferey
Dirigeant de DarQroom, une plate-forme web de services dédiés aux photographes et boutique en ligne co-créée à Nantes en 2008
Son point de vue : « Qui dit raréfaction des ressources, dit mieux consommer, mieux distribuer en réduisant les circuits, mieux rapprocher ou regrouper. Impulser des pépinières d’entreprises à une échelle plus grande, par exemple, et les regrouper en hub, cela créerait davantage de valeur sur la métropole. L’idée, c’est d’optimiser ces ressources ! »
Hélène Combe
Déléguée générale de l’Observatoire de la décision publique, travaille actuellement à la création d'une chaire de recherche et développement « développement humain durable & territoires » à l’Ecole des Mines de Nantes, une école d’ingénieurs tournée vers les entreprises, l’international et la recherche). Elle est sociologue et politiste.
Son point de vue : « Consommer en circuits courts, oui, mais pour quoi faire ? On ne peut pas nourrir toute une ville avec un système d’AMAP. Quelles ressources ? Seulement les ressources naturelles ? On pense peu aux ressources des être humains, comme la capacité d’adaptation. Qu’est-ce qu’on veut en 2030 ? Est-ce que la métropole nantaise sera en compétition avec d’autres métropoles ou complémentaires à d’autres villes du monde ? Assumons le fait d’être cosmopolites ! »
Marie Launay
Directrice générale d’Euro Project Consult. C’est une entreprise de conseils et expertise auprès des collectivités territoriales dans le domaine des programmes européens.
Son point de vue : « Le problème des ressources (en eau, en papier, etc.) concernent aussi bien notre bureau d’études constitué de cinq personnes que les grandes entreprises. Si la puissance publique ne prend pas la décision d’impulser une meilleure organisation des flux de consommation et de production, ce n’est pas une TPE (très petite entreprise) qui va le faire. Autre idée : où implanter les entreprises, faut-il les regrouper par petites unités d’activités, quels services y développer ? »
Cécile Faver
mise à jour le 5 décembre 2011









