du 31 mai 2012 au 1 juin 2012
Patrick Rimbert, premier adjoint au maire de Nantes
Les 31 mai et 1er juin 2012, la quatrième édition du Web2Day a réuni, à Nantes, le monde de l’économie numérique. Patrick Rimbert, premier adjoint au maire de Nantes, replace cet événement dans le contexte industriel de l’île de Nantes et trace les perspectives du développement de l’économie numérique sur notre territoire.
Patrick Rimbert au Web2Day2012.
Nous sommes ici à l’occasion du web2day qui rassemble le monde du web dans le bâtiment Stéréolux. Nous sommes à côté des Nefs des Chantiers Dubigeon. Que cela représente-t-il pour vous ?
Patrick Rimbert : « Le développement de Nantes s’est fait autour des échanges internationaux, du port, de la construction navale. Ici, nous sommes sur ce qui était un lieu de transport des passagers sur la mer. Aujourd'hui, il devient un lieu de transport d’idées, d’informations. C’est une nouvelle étape, qui va permettre d’irriguer l’ensemble de l’économie. Au même titre que la construction navale ou les échanges portuaires et tout ce qui s’est développé autour, beaucoup de choses vont maintenant se créer autour du numérique. Des entreprises anciennes pourront accéder à des informations, se remettre au goût du jour et aller plus loin. C’est une économie qui passe la main à une autre économie. Mais plutôt que de dire que c’est une nouvelle économie, je pense que c’est une transformation de l’économie actuelle vers son avenir. »
Précisément, ce qui est au goût du jour, c’est la venue ici, à Nantes, de Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Économie numérique. Que représente, pour la ville de Nantes et la métropole nantaise, la visite de Fleur Pellerin ?
« D’abord, l’intitulé de son ministère correspond exactement à l’idée de ce que nous essayons de faire ici : innovation, numérique et PME. C’est la conjonction de ces trois éléments qui va permettre, demain, à tout le tissu économique de Nantes, mais aussi en France, de se développer, d’être mieux armé et d’avoir accès, grâce aux informations, à de nouveaux marchés, de nouvelles techniques, de nouveaux savoir-faire, de mieux gérer les clientèles, les innovations, etc. Que cette ministre, Madame Fleur Pellerin, vienne ici reconnaître le savoir-faire nantais est donc un signe très fort. Et quand je parle du savoir-faire nantais, je parle de ses acteurs, qui, autour de Web2Day, développent des applications pour permettre, qui à la santé, qui à l’enseignement, qui aux entreprises, qui à la gestion de leurs marchés, d’élargir leur horizon et le domaine du possible et d’intégrer beaucoup plus vite l’innovation. Ce concept que permet Web2Day et cette reconnaissance par l’État et le ministère montrent bien que le chemin que nous avons pris est aussi un chemin pour la France. »
Nous sommes dans un quartier particulier, que l’on appelle le « quartier de la création ». Il n’est pas anodin que Web2Day se joue ici, aujourd'hui, au cœur du quartier de la création…
« Ce n’est pas anodin, parce que l’on ne fait pas un quartier de la création avec rien. D’abord, il faut des ressources, les ressources de ces personnes qui se réunissent autour de Web2Day. Et il faut également d’autres acteurs. Web2Day se joue autour du web et ceci déjà depuis quatre ans, puisque c’est la quatrième édition. Cela touche 200 entreprises et 2 000 emplois, ici, à Nantes. Le développement de cet événement est extraordinaire. Dans notre agglomération, l’économie numérique, les technologies de l’information et de la communication représentent 14 000 à 15 000 emplois. On sent bien cette histoire que nous essayons d’accompagner, de valoriser à travers le quartier de la création. Il sera la conjonction de la recherche, de l’innovation, notamment numérique, mais aussi des entreprises, du design… ; donc, de tout ce qui va nous permettre de sortir de cette économie standard pour aller vers une économie qui s’adapte beaucoup plus facilement et plus précisément aux besoins des uns et des autres. Cette île de Nantes, qui a toujours été pour nous au centre de notre métropole, nous y avons implanté le palais de justice, symbolique de l’organisation de l’État, de nos relations et de l’application de nos lois. Mais également des corps intermédiaires, avec les syndicats, qui se sont tous regroupés autour de l’ancienne gare d’État. Et aujourd'hui, le Quartier de la création permet de développer Nantes et constitue un pôle logistique pour la ville, la métropole et pour la grande région. Nantes n’est pas une ville égoïste qui concentre tout, c’est une ville qui développe aussi la logistique nécessaire à l’essor de tout l’Ouest. »
Propos recueillis par David Pouilloux
mise à jour le 7 juin 2012



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