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6. Quelles sont les compensations écologiques prévues pour la réalisation de l’aéroport du Grand Ouest ?

L’ensemble des mesures de compensations écologiques entrainées par la réalisation de l’aéroport serait achevé en 2022.

L’aéroport du Grand Ouest est le premier aéroport aux normes Haute qualité environnementale (HQE), en France et l’un des premiers dans le monde. L’aéroport du Grand Ouest est le premier aéroport aux normes Haute qualité environnementale (HQE), en France et l’un des premiers dans le monde.
La construction d’un aéroport entraine la mobilisation de terres, à la mesure de la taille du projet (776 ha aménagés), mais de la même façon que la construction de logements ou la création de zone d’activités pour les entreprises. Chaque année, en Loire Atlantique, près de 2000 ha sont consommés par la construction de logements, d’aires de loisirs, de zones d’activités… Dans ce cadre, en application des réglementations environnementales et des recommandations d’usage (SDAGE), tout projet d’aménagement touchant des zones naturelles se doit d’éviter autant que faire se peut la destruction d’espaces sensibles, de réduire les impacts et de compenser les nuisances et les destructions d’espaces si elles sont indispensables ; dans la plupart des projets de faible ampleur, ces principes se traduisent par l’obligation de remplacer tout espace détruit par la valorisation d’une zone naturelle équivalente d’une surface deux fois plus importante.

Dès 2011, et durant 15 mois, dans le cadre du dossier Loi sur l'Eau, un état initial environnemental complet a été engagé sur le terrain, parcelle par parcelle, sur une zone dépassant le périmètre des travaux. Le but était de déterminer les enjeux du territoire, pour réduire et compenser les impacts de l’aéroport. Aussi, dans le respect des réglementations en vigueur, l’Etat et Aéroports du Grand Ouest ont privilégié la méthode de « compensation environnementale fonctionnelle », déclare Eric Delobel, en charge du transfert de l'aéroport Nantes Atlantique pour Aéroports du Grand Ouest. « Cette méthode consiste à analyser les fonctions impactées, à définir les mesures en assurant la continuité fonctionnelle, pour déterminer la plus-value écologique et ainsi optimiser la gestion des terres, en adéquation avec le contexte agricole. » De nombreuses mesures de compensation écologique ont ainsi été préconisées : reconversion de terres arables en prairies naturelles, remplacement de peupleraies en boisements alluviaux, création de haies bocagères, restauration et gestion conservatoire de mégaphorbiaies (zones entre forêts et zones humides) et de landes humides, gestion des réseaux de mares…

Les parlementaires du grand Ouest, sénateurs et députés, ont d’ailleurs souligné, tout en affirmant leur soutien à la réalisation de l’aéroport du Grand Ouest, que 41 M€ et 463 ha seront « consacrés à la mise en œuvre de mesures agro-environnementales visant à protéger les paysages ruraux, la faune et la flore. Le soutien à l’agriculture constitue également une priorité des porteurs du projet qui développent des procédures conventionnelles avec la Chambre d’Agriculture. Les agriculteurs seront justement indemnisés et, si c'est leur choix, réinstallés. » La réalisation du futur aéroport et de sa desserte ont en effet un impact sur 40 exploitations agricoles, 13 d’entre elles notamment vont perdre plus de 35 % de leur surface. Parmi celles-ci, cinq vont arrêter leur activité, certains exploitants approchant de l’âge de la retraite, et huit vont recevoir de nouvelles parcelles par remembrement ou des indemnités pour les pertes de revenus occasionnées. Un protocole entre l’État et la chambre d’agriculture de la Loire-Atlantique a été conclu en 2008 pour fixer le cadre de l’indemnisation des préjudices subis par les propriétaires fonciers et les exploitants agricoles.

Parmi les 40 exploitations agricoles concernées par le projet, 30 ont fait l’objet de conventions conclues à l’amiable, via des indemnités ou des remembrements. Pour les exploitants qui n’ont pas conclu d’accord à l’amiable, les expulsions sont suspendues depuis le 4 mai 2012, jusqu’à ce que les recours contentieux et pourvois en cassation relatifs aux ordonnances d’expulsions, en cours à cette date, aient abouti. À noter qu’aujourd’hui AGO est déjà propriétaire de 96 % des terrains nécessaires.


Illustrations : copyright Jacques Ferrier

mise à jour le 12 avril 2016



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