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MIN : un déménagement pas comme les autres

Qui n’a pas entendu parler du déménagement du Marché d’intérêt national (MIN) ? En 2018, le Rungis nantais va quitter l’Île de Nantes où il était installé depuis 1969 pour Rezé, au cœur d’un vaste pôle agroalimentaire. Décryptage d’un projet phare pour la Métropole.

20 hectares aménagés, dont 7 de bâtiments largement ouverts à la lumière grâce à d’immenses parois vitrées, des dizaines de quais d’embarquement, 32 000 m2 de panneaux photovoltaïques en toiture... Vu de loin, le nouveau Marché d’intérêt national, qui s’installera en 2018 sur le Parc Océane Nord de Rezé tout droit venu de l’Île de Nantes, a un côté futuriste. Vu de près, il continuera d’abriter l’activité fourmillante de sa centaine de grossistes en fruits et légumes, fleurs, pro- duits de la mer, viande, crémerie, épicerie... On y croisera toujours, à l’aube, les artisans de bouche et les chefs nantais venus choisir eux-mêmes produits d’exception ou nouveautés de saison. On y verra encore les camions, partant garnir tables et rayons dans tout le Grand Ouest...

Un outil performant

Qu’est-ce qui change alors ? Les locaux, bien sûr, plus fonctionnels et plus confortables, y compris pour les centaines d’administratifs qui travaillent en coulisses. Ils seront aux dernières normes environnementales, abriteront des réseaux de froid et de chaleur partagés et, en sous-sol, une immense citerne de récupération d’eau de pluie de 6 000 m3, l’équivalent de deux piscines olympiques.

Le nouveau MIN aura son propre centre de tri des déchets et sa centrale photovoltaïque le rendra quasi autosuffisant en énergie. Son schéma de circulation intérieure des véhi- cules, raccordé au réseau routier, limitera les nuisances au maximum : ce dernier a d’ailleurs pesé lourd dans le choix final du projet de l’architecte Erik Guidice. Enfin et surtout, il jouxtera un pôle de 34 hectares entièrement dédié à la filière agroalimentaire, avec qui il pourra développer de nombreuses synergies.

« Avec ses 1 200 emplois directs, notre MIN est le deuxième de France après Rungis, explique Pascal Bolo, son président, également vice-président de Nantes Métropole. Son déménagement était rendu inévitable par l’évolution de l’Île de Nantes : il s’agissait de ne pas briser sa dynamique. Le nouveau site, à moins de 4 kilomètres et en bordure de périphé- rique, préserve ses atouts actuels en lui en apportant de nouveaux. C’est une formidable opportunité de développement pour l’ensemble de notre filière agroalimentaire. »

Pôle d’expérimentation

Les 148 millions d’euros investis dans le nouveau MIN, auxquels s’ajoutent les aménagements routiers, montrent l’importance que la Métropole accorde au projet. Pour en optimiser les retombées, un nombre très large de parties prenantes sont associées à leur réflexion. « Il y a bien sûr les opérateurs du MIN, regroupés dans l’association MIN’Avenir, les Chambres de commerce et d’agriculture, les acteurs du pôle de recherche et d’innovation sur l’alimentation de la Géraudière, le Port autonome, les responsables de la filière en Pays de la Loire et en Bretagne..., recense Nicolas Debon, responsable du développement économique à Nantes Métropole. Nous n’avons qu’un seul but : qu’ils s’emparent de ce bel outil pour en faire le laboratoire des nouvelles façons de travailler et de produire dans l’agroalimentaire. »


Les éléments du dossier :



mise à jour le 14 août 2017



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