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Voyage à Nantes : l'art irradie la ville

Jusqu'au 27 août, l'art revient jouer dans la ville. Ouvrez l'œil, des installations artistiques surprenantes, poétiques ou décalées peuplent l'espace public.

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«Ceux qui aiment l'art viendront à Nantes» : c'est sous cette devise que s'ouvre cette année le Voyage à Nantes et son parcours artistique de 15km jalonné d'une cinquantaine d'étapes.

«En écho à l'ouverture du Musée d'Arts, cette 6ème édition est particulièrement tournée vers l'art et propose plus d'installations artistiques dans l'espace public que les années précédentes», souligne Jean Blaise, directeur du Voyage à Nantes.

«Si les trois grandes œuvres installées sur les places Bouffay, Royale et Graslin traitent de l'abandon, de l'oubli, et en clair d'une société proche de la bascule, les installations du Cours Cambronne et "Morse Attacks" manient l'humour décalé et la dérision.»

Place Bouffay
La Part manquante – Boris Chouvellon

Une grande roue à l'allure abandonnée a investi la Place Bouffay. Posée sur un sol de sel séché, l'installation évoque la montée surréaliste de l'océan qui serait venu envahir Nantes.
L'œuvre rappelle aussi la magie des forains, le plaisir de la fête et les zones de loisirs. Mais ici, en lieu et place des nacelles qui habitent habituellement les grandes roues de fête foraine, l'artiste a installé des godets de pelleteuses alternés à des palmiers.
Autre élément étonnant, la roue est incomplète. «Je m'intéresse au monde qui se fait et se défait, comme à cet endroit, où l'on voyait jadis la Loire couler au niveau de la ligne du tramway, souligne l'artiste. Avec cette part manquante, finalement, on ne sait pas si la roue est en construction ou en déconstruction.»
En tout cas, si vous cherchez bien, vous trouverez sûrement dans la ville cette partie de la roue...

Place Royale
La Terre où les arbres rêvent – Laurent Pernot

Trois arbres de nature et de temporalité différentes ont pris racine sur la place Royale. Le premier, abattu sur le sol craquelé et desséché, évoque un temps révolu. Le second est un cordaite, une espèce tropicale préhistorique qui s'est éteinte. Et le dernier un palmier qui symbolise notre monde contemporain.
En leur cime, sont nichées des figures humaines, comme assoupies, peut-être réfugiées ou rescapées. «Elles rendent notamment perceptibles le poids de l'homme sur la nature», souligne Laurent Pernot.
On y voit aussi la fragilité de l'homme - les corps très fins et dénudés semblent vulnérables - et celle de la nature, ici courbée ou craquelée.
Les couleurs des matériaux (bois, métal, sable, béton...), dans les tons d'ocres et de gris, semblent avoir été choisies pour mieux épouser la place. «J'ai en effet souhaité que l'œuvre fasse corps avec le site.»
Ce paysage surréaliste aux airs d'oasis fantôme et de paradis perdu évoque aussi l'histoire de la ville et de son ouverture sur les Amériques et les tropiques, souligne l'artiste : «avec ces arbres tropicaux, j'ai souhaité ramener ici les fragments d'un ailleurs.»

Place Graslin
Hécate - Nicolas Darrot

Une immense figure noire évoquant une caverne s'étire sur la place. Le visiteur peut y pénétrer jusqu'en son cœur où se trouve un foyer de bûches en bronze évoquant un feu archaïque et une activité spirituelle et cosmique.
«Je me suis notamment inspiré de l'observatoire de Yantra Mandir, en Inde, qui a été conçue au 18e siècle pour définir les thèmes astraux», explique Nicolas Darrot. 
«Via un péricope captant la luminosité du soleil ainsi qu'une vingtaine de petits miroirs motorisés, des ronds de lumière se reflètent sur les parois de la grotte telles des constellations.»
Avec cette forme humaine allongée sur la place, Nicolas Darrot a également souhaité mettre en scène l'absence d'Uranie, muse de l'astronomie et de l'astrologie, qui manque au sommet de la façade de l'Opéra.

Au sein de l'Opéra
BLKNTRNTL - Nicolas Darrot

Un voile mouvant noir satiné surplombe la moitié de la salle. Ce grand drapeau mécanisé a été déployé ici par Nicolas Darrot en référence à BLKNTRNTL, nom de code de Black International, premier groupe anarchiste de Londres à la fin du 19e siècle.
Ce grand drapé évoque aussi le battement de la mesure du temps ou la baguette du chef d'orchestre. Une bande sonore diffuse les bruits du frottement d'une étoffe. Des sons apaisants, comme des vagues, qui nous transportent au bord de l'océan. 
À partir du 15 août, l'œuvre déménagera dans le hall du théâtre pour laisser la place aux répétitions de l'opéra «Le Couronnement de Poppée».

Cours Cambronne
Les Nus - Daniel Dewar & Grégory Gicquel
Ce couple d'artistes met en scène la salle de bain du Général Cambronne. Trois imposantes sculptures taillées dans du marbre rose du Portugal représentent en effet des mobiliers de salle de bain : vasque, bidet et toilettes.
L'assemblement et agencement de ce mobilier évoquent des corps, comme pour révéler l'interdépendance qui existe entre l'homme et les objets qui rythment son quotidien.
Ces trois sculptures font écho à l'exposition du même couple d'artistes, «Le Nu et la Roche», présentée actuellement à la Hab Galerie.

Rue du Puits d'Argent
Micr'Home – Myrtille Drouet
Perché à 5m au-dessus du sol, un micro appartement en bois est venu se nicher entre deux immeubles de la très étroite rue du Puits d'Argent (2m78 de large). «À travers ce projet, je souhaitais montrer que l'on peut exploiter certains interstices pour proposer des solutions de nouveaux habitats en centre-ville», explique Myrtille Drouet. Accessible via une échelle, cette habitation de 26m² construite sur trois étages, peut être louée auprès de Nantes Tourisme (il reste quelques dates disponibles en août). Et pour découvrir l'intérieur sans la visiter, une vidéo est diffusée dans le magasin situé en dessous de l'appartement.

Lieu tenu secret!
Morse Attacks - Gilbert Coqalane

Cette installation s'inspire de la chute d'un parachutiste sur le toit d'une Eglise pendant la seconde guerre mondiale... Mais arriverez-vous à la trouver dans la ville ?

 

Pratique :

Le Voyage à Nantes, c'est du 1er juillet au 27 août.
La majorité des sites sont ouverts 7J/7, de 10 h à 19 h. Accès libre.

mise à jour le 3 juillet 2017



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