L’association Pain contre la faim collecte le pain rassis. Le chantier d’insertion Bara’mel, installé à Sautron, le transforme en chapelure.
Les bénévoles de l’association Pain contre la faim. / Patrick Garçon
Dans la zone d’activités de Sautron, l’entrepôt du chantier d’insertion Bara’mel (« pain d’épice », en breton) reçoit de 15 à 20 tonnes de pain dur chaque semaine. Il est ramassé chaque jour par les 120 bénévoles de l’association Pain contre la faim, basée à Vertou et Orvault, au gré de 250 points de collectes, boulangeries et autres grandes surfaces, installés sur un périmètre de 30 km autour de Nantes. Face au gaspillage « En constatant le gaspillage du pain, l’initiative de le collecter pour le transformer a été lancée en 1992 et l’association Pain contre la faim est née, raconte Louis Thomas, président de l’association et bénévole depuis ses débuts. En 2002, nous avons décidé de créer un chantier d’insertion, face au volume de pain qui ne faisait qu’augmenter… » « L’association Trajet, qui se charge d’insertion sociale et professionnelle d’adultes sans emploi et sans ressources, a alors été approchée, reprend Jean- Pierre Briand, membre de Trajet. Elle a aidé au renouvellement du matériel, à l’installation dans les nouveaux locaux. » La structure d’insertion par l’activité économique Bara’mel naît cette année-là et s’installe alors à Sautron avec Pain contre la faim. Aujourd’hui, Bara’mel a un effectif de 32 salariés en emplois aidés et est épaulé par Nantes Métropole. Cette aventure caritative, basée sur le glanage, permet chaque année à 850 tonnes de pain, soit 620 tonnes après séchage, de trouver une nouvelle utilité sous forme de chapelure pour compléter l’alimentation d’animaux d’élevage et d’échapper ainsi à l’incinération.
Gwenaëll Lyvinec
mise à jour le 12 septembre 2011
Rendez-vous
La Semaine européenne de la réduction des déchets se déroulera du 19 au 27 novembre 2011, à Nantes.