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le 7 novembre 2011

Le sport, vitrine de l’Université

Plus de 50 disciplines sportives sont aujourd’hui proposées aux étudiants. Dix sont plus orientées vers la compétition. À ce titre, l’université s’engage à faciliter le double projet des étudiants sportifs de haut niveau.

Luc Pillot, champion olympique de voile Luc Pillot, champion olympique de voile. / Patrick Garçon
« Aujourd’hui, les universités ont besoin de se dis­tinguer. Et le sport sous toutes ses formes est une belle vitrine », assure Luc Pillot, responsable du dispositif « sports de haut niveau » à l’Université de Nantes. Ce professeur d’EPS (éducation phy­sique et sportive) sait de quoi il parle, lui qui fut champion olympique de voile aux JO de Séoul en 1988. Le sport universitaire représente plus de 50 disciplines à Nantes et concerne tous les étudiants. Les amateurs de sport loisir peuvent s’y adonner via le service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS). Ceux qui sont déjà à un bon niveau peuvent défendre les couleurs de l’Univer­sité de Nantes lors de compétitions organisées au niveau national par la Fédération française du sport universitaire (FFSU). Lors de ces championnats nationaux, par exemple, l’Université de Nantes a été classée en 2011 deuxième devant l’INSA Lyon … Mener un double projet. Un accueil particulier est prodigué aux sportifs de haut niveau. Luc Pillot œuvre ainsi depuis huit ans pour que le parcours universitaire de ces champions ne s’arrête pas au sport. « L’idée est d’aménager le parcours des sportifs de haut niveau et de les aider à mener à bien un double projet, à la fois sportif et universi­taire, et ce quelle que soit la formation choisie. » Pour ce faire, un dispositif est proposé qui répond aux besoins spécifiques des sportifs de haut niveau, soumis à certaines contraintes (déplacements fréquents, entraînements réguliers, etc.). Cette année, 225 sportifs de haut niveau bénéficient de cet accompagnement, 45 d’entre eux sur les listes du ministère de la Jeunesse et des Sports. Mille cent onze étudiants suivent les cours de l’unité de formation et de recherche (UFR) en sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Trois filières universitaires sont propo­sées jusqu’aux masters. Toutes ouvrent ensuite à des métiers bien spécifiques allant du professeur d’éducation physique et sportive au maître nageur-sauveteur en passant par l’entraîneur ou le média­teur sportif.

Solène, footballeuse : « Je suis le cursus normal, il faut s’adapter »

Solène Chauvet, 20 ans, est membre de l’équipe de France féminine de football universitaire. La jeune femme, aujourd’hui étudiante en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), a démarré à 7 ans, « en jouant dans la rue avec mes copains », se souvient-elle. De championnats en stages, elle est vite sélectionnée pour être en équipe de ligue, puis en équipe de France. Dans le même temps, Solène réussit le concours d’entrée en sport études à Clairefontaine. Avec l’équipe de France des moins de 17 ans, elle participe aux championnats d’Europe, en 2009 en Nouvelle- Zélande, en 2010 en Biélorussie. Aujourd’hui, la footballeuse, reconnue par le ministère de la Jeunesse et des Sports, suit « le cursus normal. L’entraînement est à 20 heures, il faut s’adapter. Je suivais déjà deux cursus au lycée, en faisant sport études, donc j’ai l’habitude ». L’avenir, Solène le voit toujours dans le sport, à petites foulées…

Elise, championne d’aviron : « L’Université met tout en œuvre pour que je réussisse »

À 22 ans, Elise Maurin mène, en parallèle de l’aviron, une licence en histoire de l’art. Après une licence en droit réussie « sans aménagements » à Melun, elle est venue à Nantes « pour pouvoir continuer mes études et avoir un entraînement de qualité, explique-t-elle. L’année de ma licence a été très fatigante psychiquement. J’ai intégré la deuxième année d’histoire de l’art que j’ai décidé de doubler pour bien m’entraîner et ne pas rater mes études. Ici, l’université met tout en œuvre pour que je réussisse ». Elise pratique l’aviron depuis dix ans à raison de 3 heures minimum par jour et fait partie de l’équipe de France Élite féminine. Être sur les listes du ministère de la Jeunesse et des Sports lui permet d’avoir un petit revenu. « L’aviron est un épanouissement, mais c’est une page de ma vie, il y en aura d’autres… » Ses objectifs ? Aller jusqu’aux JO de Rio en 2016, et devenir commissaire-priseur !
 


Textes : Gwenaëll Lyvinec
Photos : Patrick Garçon

mise à jour le 7 novembre 2011



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