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La vie de l’eau

L’eau est un élément essentiel à la vie. Sur notre territoire, l’eau vit un cycle entre le moment où elle est prélevée dans la Loire, rendue potable, consommée, nettoyée puis restituée au milieu naturel.

Manuel Echevarria, égoutier, du service de l’Assainissement de Nantes Métropole. Manuel Echevarria, égoutier, du service de l’Assainissement de Nantes Métropole.
Chaque habitant de la métropole consomme en moyenne 120 litres d’eau par jour, soit près de 44 m3 par an. Cette eau que nous buvons, que nous utilisons pour la lessive, la vaisselle ou la douche et qui va se transformer en eaux usées, est ensuite rejetée vers le réseau d’assainissement où elle est traitée avant de retourner dans la Loire, bien en aval d’où elle a été pompée. Ce cheminement, c’est le cycle de l’eau.
Ce cycle est mis en musique par Nantes Métropole qui, via sa direction du Cycle de l’eau (DCE) et sa direction des opérateurs publics de l’eau et de l’assainissement (DOPEA) , s’occupe de la gestion de l’eau potable et de l’assainissement, autrement nommée le petit cycle, ainsi que de la restauration des milieux aquatiques et de la gestion des eaux pluviales, pour former le grand cycle.
La Loire et sa nappe alluviale sont une ressource protégée et surveillée, une réserve abondante qui suffit aux besoins du territoire. Chaque jour, 110 000 m3 en moyenne sont tirés du fleuve pour être traités dans l’usine d’eau de La Roche, à Nantes, qui alimente 90 % des habitants de la métropole. En 2012, plus de 37 millions de m3 d’eau potable ont été distribués à 192 693 foyers abonnés, soit 587 522 habitants, sur Nantes Métropole.
Pour que chacun d’entre nous puisse avoir au robinet une eau de très bonne qualité, Nantes Métropole a établi différentes actions sur les cours d’eau et le patrimoine. « Nous prenons notamment en charge la maîtrise d’ouvrage des installations concernées par l’eau et l’assainissement : usine d’eau de La Roche, stations d’épuration telles celles de Tougas et de la Petite Californie…, explique Denis Guilbert, directeur du Cycle de l’eau à Nantes Métropole, ainsi que tout le patrimoine de canalisations », soit 3 152 km de réseau de distribution d’eau potable, 1 985 km de réseau de collecte des eaux pluviales, 1 832 km de réseau de collecte des eaux usées et 357 km de réseau de collecte unitaire (soit les habitations non raccordées à l’assainissement collectif). « Nous faisons également en sorte que les différents cours d’eau, une des richesses de notre territoire, soient dans le meilleur état possible et que leur biodiversité soit préservée. »
L’ensemble des sites (usine de l’eau, réservoirs…) qui permettent de produire ou de distribuer de l’eau potable appartiennent à Nantes Métropole. En revanche, l’exploitation de tous ces équipements est confiée à deux opérateurs : la DOPEA – eau, opérateur public dépendant de Nantes Métropole, qui gère 64 % du territoire. « Elle se charge de la production de l’eau potable, la distribue aux abonnés, gère sa clientèle et la transfère aux autres opérateurs, souligne Jean Monteil, directeur de direction des opérateurs publics de l’eau et de l’assainissement. Elle assure également le maintien de la qualité de l’eau sur le réseau. » Le second opérateur, privé cette fois, est Veolia, qui a en charge la maintenance du réseau de canalisations et des réservoirs installés sur les 36 % restants du territoire, gère sa clientèle, etc. Côté exploitation des réseaux d’assainissement, l’opérateur public prend en charge 68 % du territoire, la Lyonnaise des eaux, la Saur et Veolia-environnement se partagent le reste du territoire pour traiter l’assainissement collectif. Les 7 100 foyers non raccordés sont gérés quant à eux par le SPANC (Service public d’assainissement non collectif) de Nantes Métropole.
D’autre part, du fait de l’urbanisation plus importante aujourd’hui, la gestion des eaux pluviales évolue et la métropole s’applique à déployer de nouvelles techniques pour gérer ces eaux au mieux, pour les habitants et pour la nature. « Nous avons un défi à relever pour modifier les habitudes, explique Denis Guilbert. Nous essayons notamment de développer la rétention de l’eau à la parcelle, comme cela se fait par exemple sur la Zac Bottière-Chénaie. Nous veillons également à ce que chaque usager ne connecte pas ses eaux usées sur le réseau pluvial de manière à protéger nos milieux aquatiques et nos installations. »

Gwenaëll Lyvinec
Photo :
Franck Tomps


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mise à jour le 3 mars 2014



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