le 5 janvier 2012
Pour augmenter sa notoriété internationale, Nantes et Saint-Nazaire misent en particulier sur la force des réseaux.
Caroline Sezestre, association des Chercheurs étrangers à Nantes / © Patrick Garçon
« Ce que nous proposons avant tout aux chercheurs étrangers, c’est du confort », commence Caroline Sezestre, salariée de l’association Chercheurs étrangers à Nantes. Ainsi, à son arrivée à Nantes, un chercheur étranger pourra trouver auprès de la structure les réponses aux questions juridiques, administratives (visa, titre de séjour, équivalence de permis, etc.) et pratiques dont il peut avoir besoin.
« La volonté de l’association est que ce soit moins compliqué pour eux de venir faire leur recherche à Nantes, poursuit Caroline Sezestre. L’association propose aussi des cours de français langue étrangère aux primo-arrivants et à leur conjoint, des sorties et autres visites privilégiées. »
L’association Chercheurs étrangers à Nantes est née en 2001 de l’initiative de Nantes Métropole et de l’Université de Nantes. Elle a été créée en préfiguration de la Maison des chercheurs étrangers, inaugurée en 2007. « Le caractère inédit de l’association est qu’elle regroupe tous les acteurs locaux de l’enseignement et de la recherche, soit 20 structures, toutes membres de l’association », déclare Yannick Guin, vice-président de Nantes Métropole en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Notre image à l’étranger
« Derrière la création de l’association, il y a aussi cette volonté d’ouvrir la métropole à l’international, décrypte l’élu. Nous devons être à la hauteur pour l’accueil des scientifiques étrangers. C’est un facteur d’attractivité important. » En effet, quels sont les premiers souhaits d’un chercheur lorsqu’il part dans un laboratoire étranger ? Être dans un laboratoire renommé, bien équipé, ayant des moyens, capable de répondre à des appels d’offres de l’Europe ? Oui, mais sans un accompagnement réel pour trouver un logement, et se mettre en règle administrativement, l’installation et l’adaptation deviennent longues et difficiles. Et laissent un mauvais souvenir… « Nous allons tout faire pour que tout se passe bien pour le chercheur et sa famille », résume Caroline Sezestre. Et après un séjour dans la métropole, le chercheur prendra en compte cette notion d’accompagnement dans sa prochaine mobilité. Elle ajoute : « L’image de Nantes s’exporte bien. Ces gens sont les premiers vecteurs d’image à l’étranger. » Résultat ? En 2010, l’association a accueilli plus de 350 chercheurs primo-arrivants. En 10 ans, 1000 scientifiques de 96 nationalités sont passés par l’association. Et certains ont tant apprécié l’accueil qu’ils sont définitivement restés à Nantes.
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« Ma venue à Nantes a bouleversé ma vie » « J’ai découvert une ville très internationale » |
Gwenaëll Lyvinec
mise à jour le 23 janvier 2012



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