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En route vers une éco-métropole
« Nous avons choisi cette expression pour souligner le lien entre l'avenir de notre planète et celui de notre éco-métropole Nantes- Saint-Nazaire. Pour les habitants, c'est un espace plus grand que leur quartier ou leur commune, dont ils n'ont pas forcément conscience. Le premier thème de l'exposition est ainsi voir grand . Cela signifie que l'on y rencontre toutes les composantes du monde : habitat, commerce, industrie, transport, espace agricole, espace naturel, patrimoine. C'est aussi un espace aux ressources limitées, comme notre planète. » Dominique Luneau, commissaire de l'exposition L'éco-métropole, petite planète
LA VIE AU FIL DE L'EAU

« L'eau est le fil conducteur de l'éco-métropole. La mer, l'estuaire, la Loire, l'Erdre, la Sèvre nantaise, le lac de Grand-Lieu, les centaines de kilomètres de canaux, les zones humides, toute la métropole Nantes- Saint-Nazaire s'est construite au bord de l'eau. Depuis 20 ans, la métropole nantaise et Saint-Nazaire recréent des liens physiques avec l'eau, à travers des lieux de promenade, des quais réhabilités, les projets Île de Nantes ou Ville-port à Saint-Nazaire. »
Dominique Luneau, commissaire de l'exposition.
OBSERVER LA LOIRE ET L'ESTUAIRE

« L'estuaire est un milieu naturel riche et fragile. C'est aussi un lieu d'activités pour l'agriculture, la pêche, l'industrie ou le trafic maritime. Le rôle du Groupe d'Intérêt Public Loire Estuaire est d'apporter des connaissances précises sur l'état de ce milieu, sur sa dégradation, sur les moyens de le restaurer, sur son état de santé. Les élus de ce territoire peuvent ainsi avoir des éléments précis pour prendre les décisions qui concernent l'avenir de ce territoire. Les aménagements et les comblements ont provoqué la remontée du bouchon vaseux. Un projet de restauration de vasière sera bientôt mis en oeuvre pour redonner de l'espace à la mer. »
Bernard Prud'homme, directeur du Groupe d'Intérêt Public Loire Estuaire
REDECOUVRIR CE MONDE

« Les Nantais et les Nazairiens connaissent encore mal l'identité de la métropole structurée autour de son estuaire. Au fil du temps, ils se sont détournés de ce territoire, peu accessible et parfois maltraité par l'homme. L'objectif est de leur permettre de le découvrir ou de le redécouvrir et surtout de se l'approprier. À cet égard, la biennale d'art contemporain Estuaire a participé à cette redécouverte de la force, de la beauté et de l'identité du fleuve. »
Jean-Marc Ayrault, président de Nantes Métropole.
ESPACE NATUREL EXCEPTIONNEL

« L'estuaire est un trésor pour la faune et la flore. La rencontre de la Loire et de l'océan est à l'origine d'une variété importante de milieux : vasières, roselières, plaines alluviales, marais, îles, bancs de sable, etc. Près de 350 km de rives, 17 000 km de réseaux d'eau aménagés, un bassin versant qui représente un quart de la France ! Cet espace est en mouvement permanent en raison des deux marées journalières, c'est un mélange d'eau douce et d'eau salée. On y trouve une magnifique biodiversité. Des oiseaux et des poissons y trouvent refuge et nourriture, et certains s'y reproduisent. » Bernard Prud'homme, directeur du Groupe d'intérêt public Loire Estuaire
NATURE ET INDUSTRIE

« L'eau est un aimant à population. Depuis la nuit des temps, les hommes se sont installés au bord de l'eau, ont construit des ports, bâti des usines, lancé des navires, développé toutes sortes d'industries. Depuis la fin des années 60, les villes s'étaient détournées de l'eau. Le cours de l'eau et le cours de l'histoire s'étaient séparés. Depuis quelques années, les villes s'interrogent sur leur identité. Pour y répondre, elles retournent à leur géographie originelle. Pour la métropole Nantes-Saint-Nazaire, le génie des lieux, c'est l'eau. En faisant face à l'eau, la métropole renoue avec son histoire. »
Dominique Luneau, commissaire de l'exposition.
ARCHIPEL URBAIN ET CAMPAGNES

« Environ un million de personnes vivent sur le territoire de l'écométropole. Et chaque année, 10 000 nouveaux habitants viennent s'y installer. Cela signifie de nouveaux emplois et de nouveaux logements. Les villes de l'éco-métropole forment un archipel au milieu d'un océan d'espace naturel et agricole. Une éco-métropole doit se développer sans dévorer ces espaces. La nature et l'agriculture ne sont plus considérées comme des réserves pour l'étalement urbain. Une éco-métropole est une ville compacte, une ville qui fait de ses friches industrielles des nouveaux lieux de vie. Et les friches agricoles doivent voir de nouveaux agriculteurs s'installer. L'agriculture de proximité est la frontière nourricière des habitants. »
Dominique Luneau, commissaire de l'exposition.
RELIEE AU MONDE, MOBILE ET CREATIVE

« Une éco-métropole n'est pas une métropole repliée sur elle-même. Elle est au coeur d'un réseau. Elle doit être reliée aux autres villes et territoires par tous les moyens de transport et de communication. Les relations de plus en plus fortes entre Nantes et Rennes en sont une illustration. Elle doit renforcer ses liens avec les grandes métropoles européennes. C'est aussi une métropole qui accueille de nouveaux talents, talents qui alimentent sa créativité et son attractivité. Le Quartier de la création, sur l'Île de Nantes, illustre cela de façon évidente. C'est aussi une métropole mobile. La mobilité, c'est la vie. Les habitants doivent avoir les services qui leur permettent d'aller d'un bout à l'autre de la métropole, facilement, pour leur emploi, leurs loisirs, la culture, leur habitation. Chaque habitant doit avoir accès au territoire et pouvoir profiter de tout ce qui se passe sur la Métropole. »
Thierry Violland, directeur de l'Agence d'urbanisme de la région nantaise (Auran)
BIEN PUBLIC COMMUN

« L'idée importante à retenir, c'est que notre estuaire et la Loire sont un bien public commun. Il est de notre intérêt supérieur de protéger les espaces naturels et agricoles. Nos villes et l'industrie doivent se développer autrement, de manière responsable. L'écologie est une préoccupation partagée et majeure. On ne peut plus faire comme si la nature n'existait pas. »
Dominique Luneau, commissaire de l'exposition
L'exposition se tiendra à l'École nationale d'architecture de Nantes à compter du 1er avril 2010. (Accès gratuit)
Nous sommes le dimanche 1 août 2010
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