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Le clarinettiste nantais Raphaël Sévère a ouvert la Folle journée 2010
Raphaël Sévère, le jeune clarinettiste virtuose de Vertou ouvrait l'édition 2010 de la Folle journée. Le 8 février il est nominé aux Victoires de la Musiques Classiques dans la catégorie révélation soliste instrumentale. Le plus jeune nominé depuis la création de cette cérémonie il y a 20 ans.
A regarder le parcours de Raphaël Sévère, on pourrait facilement croire qu'Apollon et Euterpe, le dieu des Arts et sa muse musicienne, se sont penchés sur son berceau. D'ailleurs, Raphaël Sévère le dit : « La musique est venue à moi. Ce n'est pas moi qui suis allé vers elle ». De cette rencontre, est né un musicien virtuose, un prodige de la clarinette qui, malgré ses 15 ans, a déjà une carrière impressionnante.
Fils d'une pianiste et d'un clarinettiste, tous deux professeurs de conservatoire, Raphaël a baigné dans l'univers musical dès son plus jeune âge. « Quand j'étais petit, mes parents me faisaient écouter beaucoup de classique. Il y avait toujours de la musique à la maison », se souvient Raphaël. Dès ses 4 ans, sa mère l'initie au piano et au violon. « En rentrant de l'école, je m'installais sur le tabouret du piano avant même de goûter, raconte Raphaël. Ecouter tant de musique me donnait envie d'en jouer. Pour moi, c'était un jeu, je m'amusais. » A 8 ans, Raphaël entre au Conservatoire de Nantes et contre toute attente, il opte pour la clarinette et suit les cours de son père. Doué d'un talent exceptionnel, il passe en 3e cycle dès l'année suivante, « sautant » huit niveaux.

A partir de là, tout va très vite. Lempdes, Paris, Bucarest, Raphaël enchaîne les concours internationaux et commence à se faire un nom. Résultat, en 2006, à l'occasion du 250e anniversaire de la naissance de Mozart, l'Orchestre symphonique de Macao en Chine, l'invite à se produire en tant que soliste devant 1 500 spectateurs médusés. « En montant sur scène, je n'avais pas le trac. Quand on est très jeune, on ne se pose pas de question », raconte Raphaël, encore ébloui par ce souvenir lumineux. Ce concert de Macao est l'un des moments clés de la carrière de Raphaël, mais non son apogée, loin s'en faut. « J'ai vraiment décollé en 2007, confie Raphaël. Cette année-là, j'ai été le plus jeune soliste invité à la Folle Journée de Nantes et j'ai remporté le concours international de clarinette de Tokyo ». Promenant sa longue silhouette élancée sur les scènes du monde entier, le jeune musicien mène dès lors une vie de concertiste professionnel. En parallèle, il garde un peu de temps pour l'école qu'il suit par correspondance depuis qu'il a 10 ans. A 14 ans, face à 53 candidats plus âgés que lui, il est admis au Conservatoire national supérieur de musique de Paris à l'unanimité du jury et entame ainsi un cursus de 5 ans. « J'ai vraiment une chance inouïe !, lance Raphaël, enthousiaste. C'est le plus prestigieux conservatoire d'Europe ! Je bénéficie d'un enseignement exceptionnel et j'ai les meilleurs profs qui soient. Ce sont de véritables fous, des vrais passionnés qui nous entraînent dans des projets formidables. C'est vraiment génial d'être là ! » Et comme si tout cela ne suffisait pas, le 2 décembre dernier, après avoir passé de nombreuses sélections, Raphaël a appris qu'il était nominé aux Victoires de la Musique Classique dans la catégorie « Révélation soliste instrumental ». « Je suis fier, dit Raphaël. Non seulement je suis le plus jeune musicien jamais nominé par l'académie des Victoires, mais en plus, je suis l'un des seuls instrumentistes à vent. J'espère sincèrement donner envie aux gens de jouer de la clarinette. Cette nomination est une formidable chance. »
Certes, Raphaël a de la chance mais il a surtout du talent qu'il cultive à force de travail. « Je fais 4 heures de clarinette par jour et 1 heure de piano, confie-t-il presque pudiquement. J'écoute aussi beaucoup de classique. Cela m'inspire. La musique est toute ma vie. Je suis totalement immergé dans son univers ». Hormis la musique, Raphaël se consacre aussi à ses études, le bac en juin avec deux ans d'avance, ses copains, le sport, et son autre passion : le cinéma. Et quand on lui demande quels conseils il donnerait aux jeunes musiciens qui rêvent d'un parcours comme le sien, il répond avec une grande maturité : « Il faut s'amuser et improviser. La musique, c'est comme une langue : on parle avant de savoir lire et écrire. Et puis surtout, il faut être généreux, donner du plaisir aux gens et partager un moment d'émotion avec eux ». Quand on vous disait que ce garçon est brillant...
La Folle Journée 2010 : l'Univers de Chopin
Circuler et stationner pendant La Folle Journée 2010
Un jeune talent de Nantes Métropole aux Victoires de la Musique Classique 2010
Rencontre avec Raphaël Sévère
Le concert de la Folle journée
Nous sommes le dimanche 14 mars 2010
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